En continuant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation et l'installation de cookies assurant le fonctionnement optimal de notre service. 

Grande-Bretagne : des cybercriminels en liberté surveillée avec brouilleur WiFi ?

Un chef de la police d’Angleterre et du Pays de Galles propose d’attacher des brouilleurs de WiFi à la cheville des cyber-délinquents au lieu de les mettre en prison. Une mesure limitée dans le temps, et qui permettrait à la justice d’éviter d’envoyer en prison de jeunes délinquants, tout en réduisant le risque de récidive. D’accords sur le principe, des experts doutent cependant de l’efficacité d’un simple brouillage du WiFi. 

grande bretagne cybercriminels liberte surveillee brouilleur wifi

Lors d’une réunion de la Police Superintendent’s Association (en français Association des Commissaires de Police), le président de l’association a proposé de nouvelles peines à destination des cyber-délinquents et criminels. Pour le Commissaire divisionnaire(et président de l’association Gavin Thomas, la justice doit arrêter d’envoyer les cyber-criminels en prison, et utiliser à la place davantage de technologie.

Il propose notamment d’attacher des brouilleurs de WiFi à la cheville des cyber-délinquents, comme on le fait avec les bracelets électroniques. De quoi, selon lui, les empêcher de se retrouver sur internet. Il explique :

On doit cesser d’employer des punitions dignes du 19e siècle pour des crimes du 21e. Cela coûte 38 000 livres sterling [43.780 euros, ndlr] par an de maintenir quelqu’un en prison, mais si vous regardez les statistiques, notamment sur les peines de courte durée, le taux de récidive est extraordinairement haut

Alors que sur le principe, éviter de mettre des cyber-délinquents en prison, y compris pour l’argument économique avancé, semble plutôt une bonne chose, pas sûr que brouiller le signal WiFi suffise à empêcher l’accès à internet. Il est en outre possible de détourner ces dispositifs, qui peuvent également pénaliser les personnes se trouvant physiquement dans l’entourage immédiat du condamné.

En outre, le commissaire divisionnaire oublie semble-t-il l’existence des câbles ethernet. Mais pour lui, cette peine s’adresserait surtout aux cyber-délinquents mineurs :

Cela pourrait être introduit comme une partie de la peine, de telle sorte à ce que le jeune de 16 ans n’ait pas accès à internet ou la WiFi pour une certaine période et qu’après, en conjonction, ils doivent effectuer une forme de travail plus classique au sein de la communauté. On pourrait leur demander de suivre un programme centré autour de l’éthique et des valeurs, sur comment se comporter en ligne, ce qui est, je pense un aspect absent présentement.

Au Royaume-Uni, le cyber-crime a la côte, avec plusieurs millions de cas reportés chaque année. Les cybercriminels s’illustrent notamment autour d’attaques de phishing visant à récupérer les identifiants de comptes en banque, virus informatiques et ransomwares, ainsi que des attaques de pénétration de machines et de réseaux. Et vous que penseriez-vous d’une telle mesure ?

Via



Qu’avez-vous pensé de cet article ?
Commentaires
2eb0da918e4d2c877d59a4e67bc30142333333