Instagram est envahi par l’IA, le patron du réseau social avoue son impuissance
Face à une déferlante de contenus générés par l’intelligence artificielle, il n’est pas toujours simple d’agir. Le patron d’Instagram, Adam Mosseri, admet à demi-mot son impuissance sur le réseau social.
En 2026, l’intelligence artificielle a définitivement envahi Internet. En 2024, déjà, une étude suggérait que plus de la moitié du contenu présent sur le Web serait généré par l’IA. Par ailleurs, sur la plateforme de streaming audio Deezer, près de 50 % des titres présents seraient, eux aussi, le fruit de la machine. Et sur Spotify, la purge commence : plus de 50 millions de chansons générées par l’IA disparaissent. Mais il ne faut pas oublier les réseaux sociaux, qui sont loin d’être épargnés par le phénomène.
Le patron de Meta, Mark Zuckerberg, a déjà évoqué son intention de généraliser l’utilisation de l’IA. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que l’entrepreneur a tenu ses promesses. En effet, l’IA est partout sur Facebook, WhatsApp et… Instagram. D’ailleurs, Meta a récemment lancé Muse Image, une IA qui espionne votre compte Instagram pour générer des images.
Contenus d’IA sur Instagram : « Il serait bon que nous trouvions une solution »
Et les utilisateurs s’en donnent à cœur joie. En effet, Instagram compte d’innombrables images, musiques et autres vidéos générées par l’intelligence artificielle. Et parfois, celle-ci pose problème. L’assistant d’IA d’Instagram a par exemple permis un piratage massif. Mais ce n’est pas tout.
Un compte spécialisé dans les contenus générés par l’IA, qui compte plusieurs centaines de milliers d’abonnés, a détourné le travail d’un véritable humoriste, George Brett Olson. Celui-ci a pris la parole au début du mois pour dénoncer ce genre de pratique. Cette affaire rappelle cette fois où une IA a imité un humoriste décédé, pour un résultat catastrophique.
Face à la polémique, Adam Mosseri, patron d’Instagram, a tenu à réagir. Tout d’abord, le responsable ne pense pas qu’il soit « réaliste d’essayer d’interdire les contenus générés par l’IA sur notre plateforme. Il sera de plus en plus difficile de les identifier, et tous ces contenus ne sont pas mauvais, même s’il y a effectivement beaucoup de déchets ».
« Mais nous tenons vraiment à favoriser le trafic vers les créateurs de contenus originaux. Si un créateur utilisant l’IA copie intégralement le travail d’autrui, il serait bon que nous trouvions une solution », poursuit le dirigeant. « Je ne sais pas encore laquelle, mais je vais m’assurer d’en discuter avec l’équipe et d’étudier la question. »
Source : Futurism