Intelligence artificielle : le patron d’Anthropic évoque une « crise de confiance » à l’égard de l’IA
Face à une confiance envers l’IA en baisse, le PDG d’Anthropic a tenu à prendre la parole. Selon lui, il s’agirait d’une simple « crise de confiance » de la part du public.
Si pratique soit-elle, l’intelligence artificielle n’est pas dénuée de défauts. Google vient, par exemple, de subir une cyberattaque de grande ampleur à base d’intelligence artificielle. Par ailleurs, ce virus généré par ChatGPT est capable de contourner votre antivirus. Face à ce constat, plusieurs études suggèrent que les utilisateurs ont tendance à perdre confiance. Un sondage montre par exemple que le public ne ferait plus confiance à l’IA. Par ailleurs, les entreprises utilisant l’IA dégoûteraient les utilisateurs.
Il est important de rappeler que de nombreux responsables nous ont déjà mis en garde contre les dangers de l’IA. On pense tout d’abord à Elon Musk, bien que ce dernier ait fini par fonder sa propre entreprise d’IA, xAI (aujourd’hui SpaceXAI). Mais c’est également le cas du développeur de l’IA Claude, Anthropic, et plus précisément de son PDG.
En effet, Dario Amodei est un habitué des déclarations fracassantes. Celui-ci s’est par exemple inquiété du « pouvoir presque inimaginable » de l’IA, et a même laissé entendre qu’il ne comprenait pas son fonctionnement. Par ailleurs, le responsable pense que l’IA pourra bientôt « se reproduire et survivre dans la nature ». Rien que ça.
Dario Amodei : « le public a une opinion négative de l’IA »
Mais cette fois, le PDG d’Anthropic évoque le manque de confiance des utilisateurs envers l’intelligence artificielle. Celui-ci explique en effet que « le public a une opinion négative de l’IA », tout en admettant qu’il s’agit là d’un « gros problème ».
« Je pense qu’il s’agit fondamentalement d’une crise de confiance », explique le responsable. « Je pense que les gens ordinaires ne font confiance ni aux entreprises, ni aux gouvernements, ni à l’industrie technologique et qu’ils soupçonnent toujours que nous sommes en train d’inventer une nouvelle façon de leur faire du tort. »
« Je pense que de loin la critique la plus juste à l’égard des entreprises d’IA, y compris Anthropic, est que nous n’avons pas encore tenu nos grandes promesses de rendre le monde meilleur », poursuit le patron d’Anthropic. « C’est entièrement de notre responsabilité et je pense que c’est la critique que vous devriez formuler, plutôt que toutes ces histoires de communication et de marketing. »
Source : techcrunch