L’intelligence artificielle pourrait bientôt consommer autant d’électricité qu’une ville entière

Les serveurs alimentant les technologies d’IA sont très gourmands en électricité et en eau. Ainsi, l’IA pourrait, à terme, consommer d’énormes quantités d’énergie.

L’intelligence artificielle, ChatGPT en tête, est aujourd’hui très puissante. D’ailleurs, Microsoft, qui intègre l’IA dans Windows 11, a investi des millions de dollars dans un supercalculateur dédié à l’entraînement de l’IA. Toutefois, cette technologie a un prix. En effet, les chatbots d’IA tels que ChatGPT d’OpenAI et Bard de Google consomment une quantité astronomique d’électricité et d’eau.

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Ainsi, une récente étude affirme que d’ici 2027, ces fermes de serveurs pourraient consommer entre 85 et 134 térawattheures d’énergie par an. Cela représente plus ou moins la consommation annuelle d’électricité de l’Argentine, des Pays-Bas ou de la Suède, et environ 0,5 % de la demande énergétique mondiale.

OpenAI et Google vont bientôt devoir rendre des comptes

Il est toutefois difficile d’obtenir un chiffre exact, car les entreprises d’IA comme OpenAI ne dévoilent pas leur consommation d’énergie. Les chercheurs se sont donc basés sur les ventes de serveurs Nvidia A100, qui représentent environ 95 % de l’infrastructure utilisée par l’IA. L’étude affirme d’ailleurs : “Chacun de ces serveurs Nvidia est une bête gourmande en énergie“.

Roberto Verdecchia, professeur adjoint à l’université de Florence, déclare : “Peut-être devrions idéalement ralentir un peu pour commencer à appliquer les solutions dont nous disposons. Ne créons pas un nouveau modèle uniquement pour améliorer sa précision et sa vitesse, mais prenons aussi une grande respiration et regardons ce que nous brûlons en termes de ressources environnementales“.

Les choses pourraient bientôt changer. En effet, Gavin Newsom, gouverneur de Californie, a signé deux lois importantes sur la divulgation des données climatiques. Celles-ci obligent des sociétés comme OpenAI et Google à divulguer la quantité de carbone qu’elles produisent d’ici à 2026.

Les superordinateurs, avec leur immense puissance de traitement, peuvent effectuer des trillions de calculs par seconde. Cependant, ces machines consomment d’énormes quantités d’énergie, nécessitant souvent des systèmes de refroidissement dédiés pour éviter la surchauffe. D’ailleurs, Google utilise une IA pour gérer ces systèmes.

Source : futurism