Meta : une nouvelle plainte accuse l’entreprise d’utiliser vos photos Instagram et Facebook en secret
Une nouvelle plainte vise l’entreprise de Mark Zuckerberg. Celle-ci est accusée d’avoir utilisé des photos disponibles sur Facebook et Instagram pour entraîner son IA, et ce, sans le consentement des utilisateurs.
Le moins que l’on puisse dire, c’est que le propriétaire d’Instagram, Facebook, WhatsApp et Threads est un habitué des actions en justice. Accusée de perturber la santé mentale des enfants, l’entreprise fait par exemple face à une amende de 375 millions de dollars. Par ailleurs, Meta est régulièrement accusée d’atteinte à la vie privée de ses utilisateurs. D’ailleurs, quelques années plus tôt, l’UE a infligé une amende de plus d’un milliard d’euros à Meta pour cette même raison.
Plus récemment, ce sont les lunettes connectées de Meta qui se sont retrouvées dans le viseur des plaignants. Une enquête journalistique a par exemple révélé que Meta partagerait des images sensibles via ses lunettes connectées. Plus tôt ce mois-ci, une nouvelle plainte accusait l’entreprise de mensonge sur la protection de votre vie privée.
Meta réfute les accusations des plaignants
Et les ennuis ne font visiblement que commencer pour le géant du numérique. En effet, comme le rapporte Wired, un groupe de parents vient de poser une nouvelle plainte collective. Ces derniers accusent Meta d’avoir utilisé illégalement leurs photos publiées sur Facebook et Instagram pour développer son système de reconnaissance faciale. Baptisée NameTag, cette fonctionnalité aurait été intégrée à l’application Meta AI des lunettes connectées de l’entreprise.
Quoi qu’il en soit, Meta a fermement contesté ces accusations. « Cette action en justice est infondée et dénature notre travail », explique le porte-parole de l’entreprise. « Nous avons été transparents sur la manière dont nous utilisons les informations des utilisateurs pour développer et améliorer nos produits d’IA. En ce qui concerne NameTag, rien n’a été commercialisé auprès des consommateurs et aucune décision définitive n’a été prise quant à ce que nous allons en faire, le cas échéant. »
« Si nous décidons de déployer quelque chose, nous adopterons une approche réfléchie et le ferons en toute transparence. Une chose est claire : nous ne construisons pas de base de données universelle de visages », affirme-t-il.
Les plaignants demandent plusieurs milliers de dollars de dommages et intérêts.