Scams sur Facebook : Meta dans le viseur de la justice
Le propriétaire de Facebook, Instagram, WhatsApp et Threads est accusé de ne pas avoir suffisamment protégé ses utilisateurs contre des publicités frauduleuses. Certaines d’entre elles utilisaient des vidéos générées par l’intelligence artificielle.
Le moins que l’on puisse dire, c’est que Meta est une habituée des actions en justice. L’entreprise de Mark Zuckerberg a par exemple fait face à la justice à cause de ses lunettes connectées Ray-Ban. Au Nouveau-Mexique, Meta est accusée de perturber la santé mentale des enfants, l’entreprise encourant une amende de plusieurs centaines de millions de dollars. Meta aurait par ailleurs utilisé des livres piratés afin de former son IA.
Mais il est cette fois question des publicités diffusées sur les deux principaux réseaux sociaux de l’entreprise, à savoir Facebook et Instagram. Certaines d’entre elles seraient frauduleuses, et liées à des systèmes d’escroqueries en ligne. Dans cette affaire, on retrouve notamment un scam proposant plus d’un millier de dollars gratuitement, ou encore des publicités promettant un « iPhone gratuit du gouvernement ».
Publicités frauduleuses sur Facebook : « les utilisateurs n’en veulent pas, les annonceurs n’en veulent pas, et nous non plus »
Ce genre de publicités n’est pas rare sur Internet, mais leur présence sur les réseaux sociaux de Meta a conduit l’organisation à but non lucratif Consumer Federation of America (CFA) à déposer un recours collectif contre Meta. L’entreprise de Mark Zuckerberg est ainsi accusée d’avoir négligé la protection de ses utilisateurs.
« Meta affirme faire tout son possible pour lutter contre les publicités frauduleuses sur ses plateformes », indique la plainte. « Mais en réalité, Meta a sciemment pris des mesures et adopté des politiques qui renforcent ses profits au détriment de la sécurité et du bien-être de ses utilisateurs. »
« En fait, plutôt que d’interdire les annonceurs que l’entreprise elle-même considère comme présentant un risque plus élevé pour ses utilisateurs (comme le font d’autres entreprises technologiques telles que Google), Meta se contente de leur facturer davantage », poursuivent les plaignants. « Le résultat pervers est que plus l’annonceur est risqué, plus Meta gagne de l’argent. »
Meta n’a pas tardé à répondre à ces accusations, en mettant en avant sa lutte contre ce genre de pratiques. « Nous luttons activement contre les escroqueries sur l’ensemble de nos plateformes afin de protéger les utilisateurs et les entreprises », affirme le porte-parole de Meta.
« Rien que l’année dernière, nous avons supprimé plus de 159 millions de publicités frauduleuses, dont 92 % avant même qu’elles ne soient signalées, et supprimé 10,9 millions de comptes Facebook et Instagram associés à des centres d’escroquerie criminels. Nous combattons les escroqueries parce qu’elles nuisent à notre activité — les utilisateurs n’en veulent pas, les annonceurs n’en veulent pas, et nous non plus. »
Source : engadget