TikTok : l’Union européenne affirme que l’application serait trop « addictive » pour les plus jeunes

Le réseau social chinois est particulièrement populaire chez les plus jeunes. Mais selon la Commission européenne, TikTok n’en ferait pas assez pour lutter contre une utilisation de type addictive.

Menacé d’interdiction aux États-Unis, TikTok est plus populaire que jamais. Trop, peut-être. En effet, certains responsables estiment que le réseau social chinois serait bien trop addictif et, à terme, nocif pour les mineurs. La ville de New York a par exemple porté plainte contre de nombreux réseaux sociaux tels que Facebook, Snapchat, YouTube et… TikTok. D’ailleurs, le Danemark va simplement interdire les réseaux sociaux pour les moins de 15 ans. C’est donc cette fois au tour de la Commission européenne qui, dans le cadre du Digital Services Act, accuse TikTok de ne pas avoir suffisamment évalué les risques d’addiction de son application pour les plus jeunes.

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« En “récompensant” constamment les utilisateurs avec de nouveaux contenus, certaines caractéristiques de conception de TikTok alimentent l’envie de continuer à faire défiler l’écran et placent le cerveau des utilisateurs en “pilotage automatique” », affirme l’UE. « Les recherches scientifiques montrent que cela peut conduire à des comportements compulsifs et réduire l’autocontrôle des utilisateurs ».

TikTok : « les contrôles parentaux peuvent ne pas être efficaces »

Pourtant, la maison mère de TikTok, ByteDance, a mis en place plusieurs dispositifs pour tenter de lutter contre ce phénomène. En effet, outre le contrôle parental, TikTok va tenter de lutter contre le scrolling nocturne chez les plus jeunes. Et pourtant, ces efforts seraient largement insuffisants, selon la Commission européenne.

« Les outils de gestion du temps ne semblent pas efficaces pour permettre aux utilisateurs de réduire et de contrôler leur utilisation de TikTok, car ils sont faciles à ignorer et introduisent peu de friction », ajoute la Commission. « De la même manière, les contrôles parentaux peuvent ne pas être efficaces, car ils exigent des parents un investissement supplémentaire en temps et en compétences pour être mis en place ».

Face à ces accusations, ByteDance n’a pas tardé à réagir vivement. « Les conclusions préliminaires de la Commission présentent une description catégoriquement fausse et totalement infondée de notre plateforme, et nous prendrons toutes les mesures nécessaires pour contester ces conclusions par tous les moyens à notre disposition », a ainsi contesté un porte-parole de l’entreprise.

Source : techcrunch