Alors que l’IA devient de plus en plus « humaine », les humains deviennent plus « robotiques », selon cette étude

L’intelligence artificielle évolue à un rythme effréné, à tel point qu’il devient difficile de distinguer l’humain de la machine. Et selon une nouvelle étude, notre rapport à l’IA nous pousserait à nous comporter… comme des robots.

En 2026, l’intelligence artificielle est capable de presque tout. Celle-ci peut par exemple générer des musiques de bout en bout via Suno, qui aurait aspiré des milliers de chansons protégées par le droit d’auteur. L’IA pourra également générer des jeux vidéo via Roblox. Côté santé, cette technologie pourrait même un jour aider à produire un remède contre le cancer. Rien que ça.

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Mais l’évolution la plus marquante de l’IA concerne probablement son « humanité ». D’ailleurs, selon Google, l’IA sera bientôt aussi intelligente qu’un être humain. Certains d’entre vous ont peut-être déjà essayé le mode vocal d’OpenAI (ChatGPT) ou encore celui d’Anthropic (Claude). Vous pourrez constater que les réponses de la machine sont de plus en plus humaines, ce qui peut paraître inquiétant.

Et pourtant, cette évolution de l’IA aurait tendance, au contraire, à faire quasiment régresser les humains de chair et d’os. C’est en tout cas ce que laisse entendre une nouvelle étude, publiée dans la revue AI & Society.

Plus l’IA évolue, plus nous régressons ?

Tout d’abord, les chercheurs constatent l’évidence : l’intelligence artificielle en est arrivée à un stade particulièrement évolué. Apprenant chaque jour des interactions entretenues avec des humains, celle-ci imite désormais notre comportement avec une aisance désarmante.

« Alors que les systèmes génératifs et les agents de service capables de répondre socialement s’intègrent dans notre consommation quotidienne, les interactions entre humains et IA ressemblent de plus en plus à des rencontres quasi sociales plutôt qu’à de simples interactions avec une interface utilitaire », constatent les chercheurs.

Mais, toujours selon les chercheurs, la nature mimétique de l’être humain pourrait, au contraire, nous pousser à nous comporter… comme des robots. « Chez les humains, l’instinct naturel de mimétisme peut nous conduire à reproduire les comportements communicationnels du robot, nous rendant ainsi plus robotiques », conclut Selcen Ozturkcan, professeure associée en nouveaux médias à l’Université de Linnaeus et coauteure de l’étude.