Les agents d’IA sont-ils capables de remplacer de véritables professionnels ? Pas encore, selon cette étude Par David Laurent le 23 janvier 2026 L’intelligence artificielle est en train de remplacer bon nombre de travailleurs, c’est un fait. Mais, quand il s’agit de faire le travail de spécialistes, tels que des avocats ou des banquiers d’investissement, l’IA ne semble pas encore prête. En 2026, l’IA s’apprête à remplacer de plus en plus de travailleurs. Et pour cause : de plus en plus d’entreprises choisissent de licencier au profit de l’IA. On pense par exemple à ce PDG qui a mis à la porte 90 % de ses employés au profit de l’intelligence artificielle. Une entreprise demande même aux patrons d’arrêter d’embaucher des humains, tout en les incitant à se doter d’agents d’IA. Mais ce genre d’initiative ne fonctionne pas toujours. On pense par exemple à Klarna qui, après avoir fortement misé sur l’IA, a fini par faire machine arrière en embauchant de nouveau des humains en chair et en os. Crédit photo : Unsplash Certains métiers relativement « simples » sont en mesure d’être pris en charge par l’intelligence artificielle. Mais d’autres postes nettement plus spécialisés, tels que les avocats, banquiers d’investissement, bibliothécaires, comptables ou encore professionnels de l’IT, semblent être à l’abri. Du moins pour l’instant. Intelligence artificielle : « Ça progresse très vite » C’est en tout cas ce que suggère une nouvelle étude, ou plutôt un benchmark, effectué par Mercor, géant des données d’entraînement. Ce dernier, baptisé APEX-Agents, a confronté plusieurs modèles d’IA à des questions posées par de véritables professionnels. « L’un des grands changements de ce benchmark est que nous avons recréé tout l’environnement, calqué sur de véritables services professionnels », explique Brendan Foody, PDG de Mercor et co-auteur de l’étude. « Dans notre travail, nous n’avons pas une seule personne qui nous donne tout le contexte au même endroit. Dans la vraie vie, on travaille à travers Slack, Google Drive et tout un ensemble d’autres outils. » Et le moins que l’on puisse dire, c’est que les résultats obtenus par la plupart des modèles d’IA n’ont pas convaincu l’entreprise. Opus 4.5, Gemini 3 Pro et GPT-5 ont par exemple obtenu un score d’environ 18 %. Le meilleur score a été obtenu par Gemini 3 Flash de Google, avec 24 % de précision, suivi de près par GPT-5.2 d’OpenAI avec 23 %. Toutefois, il semblerait que ce ne soit qu’une question de temps. « Ça progresse très vite », ajoute le responsable. « Aujourd’hui, on peut dire que c’est comme un stagiaire qui réussit une fois sur quatre, mais l’an dernier, c’était plutôt un stagiaire qui réussissait dans 5 à 10 % des cas. Ce type d’amélioration, année après année, peut avoir un impact extrêmement rapide. » Source : techcrunch La rédaction vous conseille : OpenAI publie la liste des métiers que ChatGPT peut remplacer, et ça ne va pas plaire à tout le monde Les acteurs de jeux vidéo sont-ils sur le point d’être remplacés par l’IA ? L’IA améliore-t-elle notre productivité ? Pas du tout, selon cet analyste Article précédent YouTube : vous allez bientôt pouvoir partager des Shorts en utilisant votre propre avatar d’IA janvier 22, 2026 Article suivant OpenAI : l’arrivée des pubs dans ChatGPT étonne le patron de Google DeepMind janvier 23, 2026