Après le « doctorant », OpenAI veut créer un véritable chercheur en intelligence artificielle
Aurions-nous bientôt accès à une véritable « stagiaire numérique » pour nous aider dans nos recherches ? Peut-être. C’est en tout cas ce que laisse entendre le créateur de ChatGPT, OpenAI.
L’intelligence artificielle est maintenant capable de quasiment tout. Autrefois largement dépendante des requêtes humaines, celle-ci est désormais capable de se débrouiller quasiment toute seule, pour le meilleur comme pour le pire. On a récemment pu voir un agent d’IA effectuer une attaque au ransomware de bout en bout, et ce fut une première. D’ailleurs, face à une IA hors de contrôle, Anthropic a décidé de renforcer ses défenses en urgence. Toutefois, un agent d’IA pourrait bien nous aider dans nos recherches.
Il est vrai que, en 2026, intelligence artificielle et recherche internet sont intimement liées. Google a par exemple lancé son célèbre moteur de recherche alimenté par l’IA. Mais c’est également le cas d’OpenAI qui, en 2024, lançait ChatGPT Search, le « Google killer » de l’entreprise.
Mais l’entreprise d’IA semble vouloir aller encore plus loin, en proposant ce qu’elle qualifie de « stagiaire-chercheur automatisé ». Il s’agirait d’un véritable agent d’IA, qui serait en mesure d’assister les humains de chair et d’os lors de leurs recherches scientifiques. Rien que ça.
OpenAI : doit-on s’inquiéter d’un agent un peu trop autonome ?
Comme le précise l’entreprise, l’agent d’IA aurait dans un premier temps le niveau d’un « stagiaire ». Pour rappel, OpenAI estimait que son modèle d’IA GPT-5 avait le niveau d’un « doctorant ». L’entreprise décrit son futur agent comme « un système capable d’effectuer des tâches de recherche bien définies sous la direction d’un humain, notamment des tâches qui prendraient plusieurs jours à un chercheur expérimenté ».
Mais l’entreprise de Sam Altman ne compte visiblement pas s’arrêter là. En effet, celle-ci compte bien mettre en place un assistant bien plus « intelligent ». « Nous pensons qu’il est plausible que, d’ici septembre de l’année prochaine, nous disposions d’un assistant de recherche en IA de niveau stagiaire et que, d’ici mars 2028, nous ayons un véritable chercheur en IA », a d’ailleurs affirmé le patron de l’entreprise.
Quoi qu’il en soit, rappelons une nouvelle fois qu’une IA un peu trop autonome n’est pas sans danger. On a par exemple pu voir une IA mener une attaque de son propre chef. Par la suite, une centaine d’entreprises d’IA, dont OpenAI et Google, ont tiré la sonnette d’alarme face à cette nouvelle menace.
Mais OpenAI se veut rassurante. « Si elle est menée de manière responsable, nous pensons que la recherche en IA automatisée permettra de créer des modèles qui amélioreront directement le bien-être humain et feront progresser la mission d’OpenAI », affirme l’entreprise.
Source : engadget