Aux urgences, l’IA serait plus efficace que des médecins humains, selon cette étude d’Harvard

Une nouvelle étude a comparé les résultats d’IA telles que les modèles o1 et 4o d’OpenAI, avec des diagnostics établis par des médecins humains. Dans certains cas, la machine s’est révélée être plus efficace que l’humain.

L’intelligence artificielle s’immisce dans le domaine de la santé. On a par exemple pu voir un stéthoscope alimenté par l’IA, qui pourrait révolutionner la médecine moderne. Et même la NASA s’y met. L’agence spatiale américaine s’est en effet associée avec Google pour mettre au point un médecin d’IA pour les astronautes. Dans les hôpitaux, l’IA peut être utilisée pour faciliter les analyses d’imageries médicales. D’ailleurs, Elon Musk vous propose de soumettre vos radios à son chatbot Grok.

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Dans ce cadre, une équipe dirigée par des médecins et des informaticiens de Harvard Medical School et du Beth Israel Deaconess Medical Center s’est penchée sur l’efficacité de l’IA à l’hôpital. Ces derniers ont étudié pas moins de 76 patients admis aux urgences, accompagnés par deux médecins en chair et en os. Et, selon eux, l’IA s’est montrée particulièrement efficace pour trier les patients et établir des diagnostics préliminaires.

Peut-on faire confiance à l’IA en cas d’urgence ?

« À chaque étape du diagnostic, o1 a soit légèrement surpassé, soit égalé les deux médecins ainsi que 4o », écrivent les chercheurs. Ces derniers soulignent que les écarts de performances étaient « particulièrement marqués lors de la première étape du diagnostic (le triage aux urgences), où les informations sont les plus limitées et l’urgence maximale. »

Au moment du « triage » des patients, l’IA se serait ainsi révélée nettement plus efficace que les médecins humains. Le modèle o1 d’OpenAI aurait ainsi fourni « le diagnostic exact ou très proche » dans 67 % des cas au triage. Les médecins en chair et en os, de leur côté, auraient obtenu des scores situés entre 50 et 55 %.

Adam Rodman, médecin à Beth Israel et co-auteur de cette étude, a tenu à relativiser la situation. Tout d’abord, celui-ci rappelle qu’« Il n’existe actuellement aucun cadre formel de responsabilité » concernant les diagnostics établis par l’IA. Le médecin rappelle également que les patients se tourneront toujours vers un professionnel de la santé, surtout dans les situations critiques. « Les patients veulent encore des humains pour les guider dans les décisions de vie ou de mort et les choix thérapeutiques difficiles. », conclut-il.

Source : Scienc