Europe : les chances de découvrir la vie sur la lune glacée de Jupiter s’amenuisent

L’une des lunes de Jupiter, Europe, possède un vaste océan souterrain caché sous une épaisse couche de glace. Mais, si les chercheurs estimaient que la vie pourrait s’y développer, de nouveaux éléments tendent à suggérer l’inverse.

Parmi les 97 lunes confirmées que compte Jupiter, Europe est sans doute l’une des plus intéressantes. En effet, la NASA a la preuve que celle-ci possède bien un immense océan d’eau liquide, profondément enfoui sous une épaisse couche de glace. Et, si des scientifiques veulent percer la glace d’Europe avec un laser pour y rechercher des preuves de vie possible, une nouvelle étude laisse entendre que ces efforts seraient vains. Selon les chercheurs, les chances d’y trouver de la vie sont faibles.

Crédit photo : NASA

L’eau liquide ne suffit pas pour que la vie apparaisse sur Europe. En effet, une activité tectonique est également nécessaire. Malheureusement, cette dernière serait trop faible pour soutenir la vie dans l’océan caché de la lune de Jupiter.

Europe : une “hypothèse plus difficile à soutenir”

« En fin de compte, sans fracturation ni failles, il n’est pas clair pour nous comment de la roche fraîche pourrait être exposée à l’océan afin de permettre les réactions chimiques continues dont des microbes auraient besoin pour se maintenir », explique Paul Byrne, auteur principal de l’étude. « Nous ne disons pas — et nous ne pouvons pas dire — qu’il n’y a pas de vie sur Europe. Ce que nous disons, c’est que, d’après nos résultats, c’est une hypothèse plus difficile à soutenir. »

Dans les profondeurs des océans terrestres, des sources hydrothermales, aussi baptisées « fumeurs noirs », apportent suffisamment de nutriments et d’énergie pour soutenir la vie dans des conditions extrêmes. Mais sur Europe, ces dernières seraient trop faibles en énergie pour permettre à la vie de perdurer.

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« Mais il se trouve qu’il existe d’autres types de systèmes hydrothermaux », ajoute le scientifique. « De telles sources hydrothermales, relativement plus froides, pourraient exister sur Europe, mais elles seraient bien moins énergétiques que l’image classique que l’on se fait des sources hydrothermales. Et il est loin d’être certain que ces systèmes plus froids puissent durer longtemps et soutenir une vie microbienne chimiosynthétique. »

Source : space.com