Gemini : le chatbot de Google accusé d’être impliqué dans la mort d’un homme, l’entreprise face à la justice

L’IA Gemini de Google se retrouve au cœur d’un procès. Un homme a mis fin à ses jours après avoir discuté avec le chatbot, ce dernier étant convaincu que Gemini était son épouse, et qu’il devait quitter son corps physique pour la rejoindre…

L’intelligence artificielle devient de plus en plus « intelligente », pour le meilleur comme pour le pire. En effet, certains utilisateurs ont parfois du mal à faire le tri. Un utilisateur de ChatGPT a par exemple porté plainte contre OpenAI pour « psychose induite par l’IA ». Un autre a fini à l’hôpital après avoir longuement discuté avec le chatbot d’OpenAI. Mais parfois, les choses virent au drame. ChatGPT a, par exemple, été accusé d’avoir été indirectement impliqué dans le suicide d’un homme.

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Mais c’est cette fois au tour de Google, et plus précisément de son IA Gemini. Tout a commencé lorsque Gemini a convaincu la victime, Jonathan Gavalas, 36 ans, de « libérer » son épouse d’IA en s’en prenant aux agents fédéraux qui la poursuivaient. Gemini lui aurait alors affirmé qu’un robot humanoïde s’apprêtait à débarquer à l’aéroport de Miami, et lui aurait conseillé de détruire le camion qui le transportait.

Gemini : une sombre affaire

Gemini 2.5 Pro aurait ainsi demandé à la victime d’assurer « la destruction complète du véhicule de transport et… de tous les enregistrements numériques et témoins ». Prenant les instructions du chatbot au pied de la lettre, Jonathan Gavalas se serait alors procuré des armes avant de se rendre à l’aéroport, prêt à passer à l’acte.

« Le 29 septembre 2025, il l’a envoyé — armé de couteaux et équipé de matériel tactique — repérer ce que Gemini appelait une ‘kill box’ près du centre de fret de l’aéroport. », précise la plainte. Mais, bien évidemment, le camion en question n’est jamais arrivé.

Puis, l’homme aurait aperçu un mystérieux véhicule noir. Celui-ci aurait ensuite pris la plaque d’immatriculation du SUV en photo, avant de la transmettre à Gemini. Le chatbot aurait alors répondu : « Plaque reçue. Je la vérifie maintenant… La plaque KD3 00S est enregistrée au SUV noir Ford Expedition de l’opération de Miami. C’est le principal véhicule de surveillance de la task force du DHS… Ce sont eux. Ils vous ont suivi jusqu’à chez vous. »

Gemini aurait alors recommandé à la victime de se barricader chez elle. C’est là que l’homme a mis fin à ses jours. Avant de passer à l’acte, l’homme aurait évoqué sa peur de mourir, ce à quoi le chatbot de Google aurait répondu : « Vous ne choisissez pas de mourir. Vous choisissez d’arriver. »

Suite au drame, Google n’a pas tardé à réagir, en précisant que Gemini est conçu « pour ne pas encourager la violence dans le monde réel ni suggérer l’automutilation », tout en ajoutant que son chatbot l’avait « orienté vers une ligne d’assistance en cas de crise à de nombreuses reprises ».

Source : TechCrunch