Meta brevette une IA capable de prendre le contrôle de votre compte Facebook après votre mort
Un nouveau rapport pointe du doigt un brevet déposé par Meta quelques années plus tôt. Ce dernier comprend une IA capable de simuler l’activité d’un utilisateur « lorsqu’il prend une longue pause ou s’il est décédé »…
L’usage de l’IA peut être bénéfique dans le cadre d’un décès. Cette IA permet par exemple aux familles de défunts de rendre un dernier hommage aux proches disparus. Mais parfois, l’utilisation de cette technologie dans un tel contexte peut choquer. Une IA a par exemple tenté d’imiter un humoriste disparu depuis longtemps, pour un résultat catastrophique. L’IA est également utilisée pour « ressusciter » des célébrités décédées. Dans ce cadre, la fille de Robin Williams s’est insurgée contre ce genre de pratiques.
Mais cela n’empêche visiblement pas le propriétaire de Facebook, Instagram, WhatsApp et Threads de déposer un brevet allant dans ce sens. En effet, en 2023, Meta a fait breveter un modèle de langage qui « peut être utilisé pour simuler l’utilisateur lorsque celui-ci est absent du système de réseau social, par exemple lorsqu’il prend une longue pause ou s’il est décédé ».
Meta : « Laissez les morts reposer en paix. »
Et même si le brevet insiste sur le fait que « l’impact sur les utilisateurs est beaucoup plus grave et permanent si l’utilisateur est décédé et ne peut jamais revenir sur la plateforme », cela n’empêche pas certains spécialistes de s’en inquiéter. C’est notamment le cas de Joseph Davis, professeur de sociologie à l’University of Virginia, qui déclare que « l’une des tâches du deuil est d’affronter la perte réelle », tout en ajoutant : « Laissez les morts reposer en paix. »
L’emblématique patron de Meta, Mark Zuckerberg, a déjà survolé le sujet. En effet, l’année dernière, le responsable affirmait que « si quelqu’un a perdu un proche et traverse un deuil, il peut y avoir des façons dont interagir ou revivre certains souvenirs pourrait être bénéfique […] Nous avons déjà, malheureusement, une certaine expérience dans la gestion de la mort, de l’identité et des contenus numériques sur les réseaux sociaux. »
Toutefois, Mark Zuckerberg a également reconnu qu’une telle initiative pouvait poser problème. « Mais il existe probablement aussi un point où cela pourrait devenir malsain », a-t-il ajouté. « Je ne suis pas expert en la matière, donc il faudrait étudier cela plus en détail. »
Source : futurism