Meta va analyser vos photos pour interdire aux moins de 13 ans l’accès à Facebook et Instagram
Meta renforce ses contrôles. Le propriétaire de Facebook, Instagram, WhatsApp et Threads est en train de tester un système d’analyse d’images, visant à interdire aux mineurs de moins de 13 ans de se connecter à ses réseaux sociaux.
Le moins que l’on puisse dire, c’est que Meta est régulièrement accusé d’impacter négativement les adolescents. L’entreprise de Mark Zuckerberg a par exemple été accusée de perturber la santé mentale des plus jeunes, et s’est retrouvée face à la justice pour cette même raison. Le patron de Meta a d’ailleurs dû témoigner à la barre. Et pour cause : Meta fait face à une amende de plusieurs centaines de millions de dollars. D’ailleurs, l’ensemble des réseaux sociaux de Meta pourrait disparaître dans cet État américain.
Il n’est donc pas étonnant de constater que Meta cherche à faire tout son possible pour restreindre l’accès à ses réseaux sociaux pour les mineurs. Récemment, la Commission européenne a laissé entendre que Meta pourrait enfreindre le Digital Services Act si elle n’en faisait pas plus pour empêcher les enfants d’accéder à Instagram et Facebook.
Meta : « il ne s’agit pas de reconnaissance faciale »
Dans ce cadre, Meta compte utiliser l’intelligence artificielle pour analyser les photos des plus jeunes, afin d’identifier leur âge supposé. En cas de doute, le compte en question devrait être automatiquement désactivé. L’utilisateur devra alors prouver son âge par d’autres moyens s’il veut à nouveau accéder à son compte Instagram ou Facebook.
Cependant, Meta insiste sur le fait qu’il ne s’agit pas ici d’un système de reconnaissance faciale à proprement parler. Il est vrai qu’une telle technologie fait parfois l’objet de vives controverses. On pense par exemple à Discord, qui a dû repousser la sortie de son système de reconnaissance faciale face à la grogne des utilisateurs.
« Nous voulons être clairs : il ne s’agit pas de reconnaissance faciale », explique Meta. « Notre IA examine des thèmes généraux et des indices visuels, par exemple la taille ou la structure osseuse, pour estimer l’âge global d’une personne ; elle n’identifie pas la personne spécifique dans l’image. En combinant ces informations visuelles avec notre analyse des textes et des interactions, nous pouvons augmenter significativement le nombre de comptes de mineurs que nous identifions et supprimons. »
Source : engadget