Meta va bientôt lire dans vos pensées grâce à l’intelligence artificielle
Le propriétaire de Facebook, WhatsApp, Instagram et Threads vient de présenter une nouvelle technologie. Celle-ci utilise l’IA pour décoder l’activité cérébrale de certains patients.
Si Google a récemment retiré ses résumés d’IA dans le domaine de la santé, cela n’empêche pas l’intelligence artificielle de s’immiscer toujours plus dans le domaine médical. OpenAI a par exemple lancé ChatGPT Health, un assistant de santé qui ne remplacera pas votre médecin. On a également pu voir un stéthoscope alimenté par l’IA, qui pourrait révolutionner la médecine moderne. Mais cette fois, Meta tente d’améliorer le quotidien des personnes atteintes de paralysie.
En effet, avec sa nouvelle technologie, l’entreprise de Mark Zuckerberg veut convertir une activité cérébrale en texte cohérent. Celle-ci permettrait aux patients atteints de paralysie de communiquer grâce à l’intelligence artificielle. Baptisé Brain2Qwerty v2, ce système pourrait éviter aux patients d’avoir recours à un implant cérébral de type Neuralink, qui a permis à un homme paralysé de jouer à World of Warcraft par la pensée.
Meta : un modèle d’IA particulièrement performant
Meta a tenté de démontrer l’efficacité de Brain2Qwerty v2 via une nouvelle étude. Celle-ci porte sur neuf volontaires en bonne santé, qui ont également participé à l’entraînement du modèle d’IA. Selon le propriétaire de Facebook, Brain2Qwerty v2 aurait atteint une précision de 78 %. Et c’est une franche amélioration par rapport au précédent modèle de langage de l’entreprise, qui se limitait à une précision de 48 %.
« Nous pensons que cette recherche a le potentiel d’améliorer concrètement la vie des millions de personnes souffrant de lésions cérébrales les empêchant de communiquer », explique Meta. « Nous espérons que ces travaux, réalisés de manière ouverte, permettront de faire progresser les neurosciences afin d’identifier, diagnostiquer et traiter les maladies neurologiques plus rapidement que si les recherches restaient cloisonnées. »
Mieux encore : les chercheurs espèrent que ce type de technologie permettrait d’éviter des opérations de neurochirurgie particulièrement lourdes. « Si un entraînement prolongé sur des données MEG non invasives permettait, à terme, de se passer complètement de neurochirurgie, cela représenterait une transformation majeure dans la prise en charge des patients », expliquent les chercheurs.
Source : gizmodo