NASA : la fusée d’Artemis2 victime d’une fuite, le retour de l’Homme sur la Lune bientôt repoussé ?

La NASA a dû interrompre un test effectué sur la fusée Space Launch System (SLS), qui doit envoyer des astronautes en orbite autour de la Lune. Le lanceur aurait été victime d’une fuite.

Divisé en trois étapes, le programme Artemis de la NASA vise, à terme, à renvoyer des astronautes fouler le régolithe lunaire. La deuxième étape, Artemis 2, devait initialement avoir lieu en 2025. Mais le lancement a été repoussé pour plusieurs raisons. Par exemple, la capsule Orion, à bord de laquelle les astronautes seront placés en orbite lunaire, a connu une défaillance au niveau de son bouclier thermique. Et, tout comme le vaisseau Starliner de Boeing, la fusée Space Launch System vient d’être victime d’une fuite, un problème qui pourrait repousser une nouvelle fois le lancement d’Artemis 2.

Crédit photo : NASA

Samedi 31 janvier dernier, la NASA procédait à un essai de remplissage des réservoirs de la fusée SLS, chargeant cette dernière de pas moins de 700 000 gallons d’hydrogène liquide et d’oxygène liquide nécessaires au décollage. Mais, au cours de la manœuvre, les techniciens ont décelé des fuites d’hydrogène.

Artemis 2 : lancement en 2026 ?

« Lorsque nous avons commencé la pressurisation, nous avons vu la fuite dans la cavité augmenter très rapidement », explique Charlie Blackwell-Thompson, directrice de lancement d’Artemis. « Les procédures de sécurité se sont déclenchées, la concentration d’hydrogène est redescendue, puis nous avons procédé à la vidange plus tard dans la soirée. »

Il est important de rappeler que la mission Artemis 1 a été touchée par un problème similaire, ce qui a contraint les scientifiques à rapatrier la fusée dans son hangar pour des réparations. Mais cette fois, le problème pourrait être réglé directement sur le pas de tir.

« Lors d’Artemis 1, nous avons appris que nous pouvions intervenir sur ces plaques directement sur le pas de tir », ajoute la responsable de la NASA. « J’espérais ne pas avoir à le démontrer à nouveau pour Artemis 2, mais nous avons montré que c’est possible. »

« Avec plus de trois ans entre deux lancements de la SLS, nous nous attendions pleinement à rencontrer des difficultés », relativise l’administrateur de la NASA, Jared Isaacman. « C’est précisément pour cela que nous réalisons des répétitions générales : ces tests sont conçus pour faire émerger les problèmes avant le vol et maximiser les chances de succès le jour du lancement. »

Source : space.com