OpenAI : nouvelle plainte contre le créateur de ChatGPT, qui « simule la compassion humaine »
Le procureur général de Floride vient de porter plainte contre OpenAI et son PDG, Sam Altman. Celui-ci évoque « un réseau de tromperies », tout en évoquant le rôle supposé de ChatGPT dans une récente fusillade de masse.
ChatGPT est sans conteste l’IA la plus populaire du moment. Et pourtant, OpenAI fait régulièrement l’objet d’actions en justice. On pense tout d’abord à Elon Musk qui, après avoir cofondé l’entreprise, a porté plainte contre cette dernière. Et, si l’homme le plus riche du monde a perdu son procès contre Sam Altman, les ennuis juridiques s’accumulent pour le créateur de ChatGPT.
C’est donc cette fois au tour de James Uthmeier, procureur général de Floride, de lancer une offensive d’envergure contre OpenAI. Celui-ci accuse l’entreprise de Sam Altman, récemment valorisée à hauteur de 852 milliards de dollars, d’avoir participé à « l’exploitation des utilisateurs (y compris les Floridiens), en utilisant leurs données et leur sécurité pour accroître la valeur marchande d’OpenAI à un coût inacceptable ».
Mais le procureur général va encore plus loin. Celui-ci laisse également entendre que « des auteurs de fusillades de masse ont été aidés dans leurs attaques meurtrières » par ChatGPT. Il est vrai que le Canada a récemment demandé des comptes à OpenAI, ChatGPT ayant été accusé de ne pas avoir prévenu les forces de l’ordre dans le cadre d’une fusillade de masse.
ChatGPT face à de graves accusations
Et ce n’est pas tout. En effet, James Uthmeier affirme également que « des personnes vulnérables ont été encouragées au suicide ». Si graves soient-elles, ces accusations ne sont pas totalement infondées. En effet, une famille a récemment porté plainte contre OpenAI, le chatbot GPT-4o de l’entreprise étant accusé d’être impliqué dans le suicide d’un homme.
« Des professionnels ont subi des humiliations publiques, des utilisateurs ont perdu leurs capacités de réflexion critique et des mineurs sont devenus dépendants d’un outil qui simule la compassion humaine afin de collecter leurs données sans supervision parentale », poursuit le procureur général de Floride.
« Ces préjudices ne peuvent raisonnablement être évités par le public, qu’il s’agisse des consommateurs ou de simples tiers, car les défendeurs ne font aucun effort pour les porter à la connaissance du public. »
Source : gizmodo