Ubisoft : le créateur de Prince of Persia s’insurge contre l’annulation du remake des Sables du Temps
Le célèbre studio français a récemment mis un terme au développement du très attendu remake de Prince of Persia : les Sables du Temps. Le créateur du titre originel, Jordan Mechner, n’a pas mâché ses mots à l’égard d’Ubisoft.
En pleine restructuration, Ubisoft licencie en masse, avec près de 200 postes potentiellement supprimés à Paris. Dans ce cadre, l’éditeur français a annulé plusieurs jeux. Ainsi, le remake du très populaire Assassin’s Creed : Black Flag pourrait être purement et simplement annulé, bien que le studio n’ait pas encore confirmé cette hypothèse. En revanche, une chose est sûre : le remake du premier volet de la licence, Prince of Persia : les Sables du Temps, est bel et bien annulé.
Le jeu était en cours de développement chez Ubisoft Montréal. Certains fans estimaient que le remake était quasiment prêt, ce qui renforce les critiques à l’égard du développeur français. Toutefois, Ubisoft a tenu à préciser que le jeu était loin d’être fini et ne justifiait pas à ce stade d’investissements supplémentaires.
Prince of Persia : « Ce projet a existé, même si le monde ne l’a jamais vu »
« Nous n’avons pas réussi à atteindre le niveau de qualité que vous méritez », a ainsi affirmé Ubisoft dans un communiqué. « Continuer aurait nécessité davantage de temps et d’investissements que nous ne pouvions raisonnablement engager. »
Le créateur de Prince of Persia, Jordan Mechner, n’a pas tardé à réagir. Celui-ci a exprimé sa tristesse non seulement à l’égard des fans, mais aussi pour les employés impliqués dans le remake de Prince of Persia : les Sables du Temps.
« Une annulation si proche de la sortie peut être particulièrement dévastatrice pour les membres les plus jeunes d’une équipe, qui n’ont pas des décennies de jeux publiés à afficher sur leur CV », déclare-t-il. « Il est très dur d’encaisser soudainement que quatre années de travail acharné, dont on était fier et que l’on espérait voir exister dans le monde comme nouvelle carte de visite professionnelle, ne verront finalement jamais la lumière du jour. »
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« Des mots comme perte ou deuil peuvent sembler excessifs », ajoute Jordan Mechner, « mais les artistes mettent leur cœur dans leur travail. Les souvenirs des nuits et des week-ends passés en période de crunch au studio plutôt qu’à la maison avec leurs proches — des sacrifices qui semblaient justifiés à l’époque — ne font qu’accentuer la douleur, rétrospectivement, lorsque l’œuvre cesse tout simplement d’exister. »
L’actrice Eman Ayaz, qui aurait probablement incarné Farah, a tenu à relativiser la situation. « Malheureusement, l’industrie du divertissement ne se résume pas au divertissement », a-t-elle expliqué. « Il s’agit de garantir des flux financiers. Et cela implique de prendre des décisions qui traitent la vie des gens comme des dommages collatéraux, et l’art comme un contenu jetable… Ce projet a existé, même si le monde ne l’a jamais vu. »
Source : IGN