Waymo : l’entreprise de robotaxis veut rendre ses véhicules plus « humains »
L’entreprise de taxis autonomes Waymo, particulièrement populaire aux États-Unis, évolue. Celle-ci ajoute à ses véhicules un nouveau système cognitif, qui imite la façon dont les humains conduisent une voiture.
Dans certains pays, y compris les États-Unis, les robotaxis sont de plus en plus répandus. Et de nombreuses entreprises sont en concurrence. On retrouve par exemple Tesla, qui a présenté son Cybercab futuriste. Mais sur la route, on retrouve surtout Waymo, une société appartenant à Alphabet, la maison mère de Google. Selon une étude, ces derniers seraient plus sûrs que des véhicules conduits par des humains. Toutefois, un véhicule autonome n’est pas sans défaut.
On a par exemple pu voir un robotaxi Waymo heurter un poteau téléphonique, ce qui a contraint l’entreprise à rappeler sa flotte de véhicules. De plus, la PDG de Waymo a déjà laissé entendre que les taxis autonomes pourraient un jour causer la mort d’un humain.
Robotaxis : quand la machine cherche à imiter l’humain
Dans ce cadre, Waymo est en train de tester une nouvelle technologie de conduite autonome, baptisée ReD (Reference Driver). Celle-ci permettrait à la machine d’imiter le comportement d’un conducteur humain « prudent et compétent », qui cherche à minimiser les risques tout en anticipant les dangers sur la route.
Selon Waymo, le modèle ReD simulerait ainsi « la manière dont un conducteur humain prudent et compétent met à jour ses croyances à mesure qu’une situation évolue, gère l’incertitude concernant les intentions des autres usagers de la route et choisit la manœuvre d’évitement appropriée, qu’il s’agisse de freiner, d’effectuer un écart ou d’une combinaison des deux ».
Cette technologie permettrait aux taxis autonomes de réagir de manière plus « humaine ». Par exemple, la machine pourrait détecter des comportements inhabituels sur la route et réagir en conséquence.
« L’évaluation de la sécurité des véhicules autonomes est un sujet complexe, et comprendre la façon dont un humain gère une situation conflictuelle constitue une pièce essentielle du puzzle », explique Mauricio Peña. « En établissant ce modèle de référence représentant la réaction d’un conducteur humain compétent, nous pouvons aider l’industrie à évoluer vers une approche commune, scientifiquement fondée, pour évaluer les comportements d’évitement des collisions. »
Source : engadget