3I/ATLAS : les scientifiques étudient les « anomalies » provenant du bolide interstellaire
Considérée par certains comme un objet d’origine extraterrestre, la comète 3I/ATLAS est en train de traverser notre système solaire. Dans ce cadre, les scientifiques cherchent à déterminer avec précision la nature du bolide spatial.
L’année dernière, les astronomes détectaient un gigantesque objet spatial en route vers notre planète. Ce dernier, baptisé 3I/ATLAS, intrigue fortement les scientifiques. En effet, le mystérieux objet émet de la lumière, une caractéristique qui a surpris la communauté scientifique. Par ailleurs, Avi Loeb, astronome à Harvard, estime que 3I/ATLAS serait en réalité un objet fabriqué par des extraterrestres, bien que cette théorie soit largement remise en question par la communauté scientifique…
Une équipe de scientifiques participant au programme de recherche d’intelligence extraterrestre, baptisé Breakthrough Listen, a profité d’un moment crucial pour l’observation de 3I/ATLAS. En effet, ce dernier a récemment atteint son point de passage au plus proche de la Terre, situé à environ 268 millions de kilomètres de notre planète.
3I/ATLAS : « une étude approfondie est justifiée »
Et le moins que l’on puisse dire, c’est que les scientifiques n’y sont pas allés de main morte. En effet, ces derniers ont utilisé ce qui est ni plus ni moins que le plus grand radiotélescope unique sur Terre, le Green Bank Telescope, afin d’étudier les « anomalies » décelées sur 3I/ATLAS.
Tout d’abord, les scientifiques ont tenu à indiquer que le bolide spatial n’émettait pas d’ondes radio, ce qui serait l’une des caractéristiques d’une sonde, ou de tout autre objet technologique. « Aucune émission radio artificielle localisée sur 3I/ATLAS n’a été détectée », affirme ainsi le SETI (Search for Extraterrestrial Intelligence).
« Il n’existe actuellement aucune preuve suggérant que les objets interstellaires soient autre chose que des objets astrophysiques naturels », ajoutent les chercheurs. « En résumé, 3I/ATLAS continue de se comporter comme on peut s’y attendre au regard de processus astrophysiques naturels ».
Ainsi, si l’on en croit les scientifiques du SETI, 3I/ATLAS serait bel et bien d’origine naturelle, et non un mystérieux vaisseau extraterrestre. Toutefois, les chercheurs ajoutent que « étant donné le faible nombre de ces objets connus à ce jour (seulement trois) et la plausibilité théorique de sondes interstellaires comme technosignatures, une étude approfondie est justifiée ».
Source : futurism