Cette mission folle veut rejoindre l’étoile la plus proche de la Terre, mais il faudra patienter 80 000 ans

Une ambitieuse mission est en train de se mettre en place. Celle-ci aura pour but d’envoyer une sonde vers l’étoile la plus proche de notre planète, à savoir Alpha du Centaure. Le voyage durera plusieurs dizaines de milliers d’années.

Les passionnés de SF connaissent bien les voyages interstellaires. Que ce soit dans Star Wars ou encore Star Trek, d’immenses vaisseaux traversent l’espace à la vitesse de la lumière. Seulement voilà, atteindre cette vitesse est pour l’instant impossible. En effet, si voyager à la vitesse de la lumière pourrait bientôt être possible, les technologies actuelles ne permettent d’atteindre qu’une infime fraction de cette dernière.

Crédits photo : Fermi Explorer Mission

Et pourtant, cela n’empêche pas les scientifiques d’innover toujours plus en matière de systèmes de propulsion. On pense par exemple à ce propulseur, qui pourrait diviser le temps de trajet vers la planète rouge par deux. Par ailleurs, des scientifiques ont mis au point un système de propulsion par laser ultra-puissant.

Fermi Explorer : un voyage de 80 000 ans

Quoi qu’il en soit, atteindre l’étoile la plus proche de nous, Alpha du Centaure, reste un défi technologique sans précédent. Mais cela ne semble pas décourager l’organisation à but non lucratif Fermi Explorer Mission, qui compte lancer une mission vers cette étoile dès 2029.

La sonde en question, justement baptisée Fermi Explorer, devrait embarquer à peine un kilogramme de charge utile, ce qui peut paraître léger. Mais il ne faut pas oublier que, si relativement proche de nous soit-elle, Alpha du Centaure est éloignée de 4,4 années-lumière de notre planète.

Partant de ce constat, les scientifiques estiment que le voyage durera… près de 80 000 ans. Rien que ça. Mais le jeu en vaut la chandelle. En effet, les chercheurs cherchent ici à éclaircir le célèbre paradoxe de Fermi, en prouvant qu’une civilisation peut bel et bien voyager entre les étoiles à moindre frais.

« Après la mission Fermi Explorer, nous serons davantage convaincus qu’il est possible pour des espèces intelligentes de rejoindre leur étoile la plus proche sans que cela nécessite des ressources démesurées, et qu’au moins certaines espèces tentent de le faire — à savoir nous ! », écrivent les membres de l’équipe. « Cela aura pour effet de mettre encore davantage en lumière le paradoxe de Fermi. »

Source : space.com