Espace : voici la plus grande image de la Voie lactée jamais réalisée
Des astronomes ont réussi à capturer une image de notre galaxie avec un niveau de détails sans précédent. Cette photo de la Voie lactée s’étire sur pas moins de 650 années-lumière de diamètre.
Notre galaxie est régulièrement photographiée par les astronomes. Un astrophotographe finlandais a par exemple consacré douze années de sa vie pour créer une immense photo de la Voie lactée. Plus insolite encore, un astronome a dévoilé une image de notre galaxie capturée à l’aide d’un iPhone 12 Pro Max. Mais il ne faut pas oublier que, de nos jours, de nombreux appareils de pointe sont à la disposition des astronomes. On pense par exemple à l’observatoire Vera C. Rubin, qui dispose ni plus ni moins que du plus grand appareil photo numérique jamais construit.
Mais c’est cette fois à l’Atacama Large Millimeter/submillimeter Array (ALMA) que nous devons cette image impressionnante. Une équipe internationale d’astronomes s’est en effet servie de l’appareil pour se concentrer sur la région centrale de notre galaxie, parfois surnommée « le bulbe ».
La Voie lactée comme si on y était
Et, le moins que l’on puisse dire, c’est que les chiffres donnent le tournis. L’image révèle en effet une région qui s’étend sur environ 650 années-lumière de diamètre. La portion du ciel présentée sur l’image représente pas moins de trois pleines lunes placées côte à côte. C’est donc la plus grande image jamais saisie de notre Voie lactée.
« La zone dite moléculaire centrale (CMZ) abrite certaines des étoiles les plus massives connues dans notre galaxie, dont beaucoup vivent vite et meurent jeunes, terminant leur existence dans de puissantes explosions de supernovae, voire d’hypernovae », explique le chercheur principal Steven Longmore.
« En étudiant la naissance des étoiles dans la CMZ, nous pouvons également obtenir une vision plus claire de la manière dont les galaxies se sont formées et ont évolué. Nous pensons que cette région partage de nombreuses caractéristiques avec les galaxies de l’Univers primitif, où les étoiles se formaient dans des environnements chaotiques et extrêmes ».
Mais les astronomes ne comptent pas s’arrêter là. En effet, ces derniers pourraient bientôt se servir également de l’Extremely Large Telescope de l’ESO pour affiner leurs recherches. « La future mise à niveau de sensibilité large bande d’ALMA, ainsi que l’Extremely Large Telescope de l’ESO, nous permettront bientôt d’explorer encore plus profondément cette région — en résolvant des structures plus fines, en traçant une chimie plus complexe et en étudiant l’interaction entre les étoiles, le gaz et les trous noirs avec une clarté sans précédent », ajoute Ashley Barnes, astronome à l’Observatoire européen austral (ESO).
Source : universetoday