Europe : trouver de la vie sur la lune de Jupiter serait encore plus difficile que prévu, selon cette étude
Sous la lune glacée de Jupiter, Europe, se cache un immense océan souterrain. Mais y accéder ne serait pas chose facile, loin de là.
Parmi les milliers d’exoplanètes détectées par les astronomes, certaines sont susceptibles d’héberger la vie. On pense par exemple à l’exoplanète rocheuse GJ 3378b, qui pourrait bel et bien héberger la vie. Et pourtant, il ne faut parfois pas aller bien loin pour découvrir des formes de vie extraterrestre. On pense ici à Encelade, l’une des lunes de Saturne, qui pourrait abriter des espèces similaires à celles de la Terre. Et celle-ci est sensiblement similaire à l’une des lunes de Jupiter, Europe.
Ces deux lunes partagent plusieurs caractéristiques communes. Tout d’abord, Europe et Encelade sont recouvertes d’une épaisse couche de glace. Jusque-là, rien de très original pour des astres particulièrement éloignés du Soleil et dépourvus d’atmosphère.
Mais il ne faut pas oublier que les deux géantes gazeuses exercent une immense force gravitationnelle sur leurs lunes, ce qui a tendance à comprimer leur noyau. Ce phénomène produit de la chaleur, qui permet aux deux lunes d’héberger d’immenses océans souterrains d’eau liquide.
Europe : un océan souterrain difficile d’accès
Et qui dit eau liquide, dit terrain favorable à l’apparition de la vie telle que nous la connaissons. Dans ce cadre, les scientifiques veulent percer la croûte d’Europe avec un laser afin de pouvoir y envoyer une sonde. Mais une telle opération semble bien plus facile à dire qu’à faire.
En effet, Europe dispose d’une couche de glace de plusieurs kilomètres d’épaisseur, ce qui complique grandement l’opération. Toutefois, les scientifiques espéraient se contenter de sonder de petites poches d’eau, bien plus proches de la surface que l’océan lui-même.
Mais, selon une nouvelle étude, ces poches ne seraient pas directement connectées à l’océan souterrain d’Europe. « Dans ce cas, les contraintes chimiques, physiques, voire biologiques que nous pourrions déduire de l’étude de cette couche d’eau peu profonde pourraient ne pas refléter du tout la composition de l’océan situé en dessous », explique Lujendra Ojha, premier auteur de l’étude et spécialiste des sciences de la Terre à l’université Rutgers.
« Il ne faudra pas automatiquement supposer que cette eau provient de l’océan profond d’Europe », poursuit le chercheur. « Les futures missions devront donc non seulement rechercher de l’eau peu profonde, mais aussi déterminer son origine et vérifier si elle est réellement connectée à l’océan profond. »
Source : gizmodo