Google : près de 2 000 lancements de Starships seront nécessaires pour entraîner l’IA dans l’espace

Le géant du numérique vient de dévoiler son estimation en matière de lancements de fusées pour mettre en place son centre d’entraînement d’IA orbital. Et, le moins que l’on puisse dire, c’est que SpaceX aura du pain sur la planche.

Sur Terre, l’intelligence artificielle pose plusieurs problèmes. Tout d’abord, celle-ci est susceptible d’attaquer des sites sans en demander la permission, comme a pu le constater OpenAI récemment. Par ailleurs, l’explosion du nombre de centres de données a provoqué une crise de la RAM, qui a poussé de nombreux fabricants à augmenter considérablement leurs tarifs. Mais ce n’est pas tout.

Crédit photo : SpaceX

En effet, les centres d’entraînement d’IA consomment énormément d’énergie. D’ailleurs, une étude affirme que l’intelligence artificielle consommera bientôt autant d’électricité qu’une ville entière. Dans ce contexte, certains se tournent vers l’atome. C’est notamment le cas de Microsoft, qui a besoin d’une centrale nucléaire pour alimenter ses centres de données.

SpaceX va devoir faire baisser les coûts de lancement du Starship

Mais certaines entreprises ont décidé de se tourner… vers l’espace. C’est notamment le cas de l’entreprise d’Elon Musk, SpaceX, ainsi que de Google. La firme de Mountain View prévoit en effet de placer des centres d’entraînement en orbite via son projet Suncatcher. Et les choses ont déjà commencé.

Hier, Google lançait un prototype en orbite. L’appareil contient une unité de traitement tensoriel (TPU). Le but : vérifier si celle-ci est bien en mesure de fonctionner dans le vide spatial. « La bande passante et la latence entre les TPU sont vraiment, vraiment importantes lorsque l’on cherche à exécuter une charge de travail impliquant plusieurs racks », explique Travis Beals, le dirigeant de Google chargé de Project Suncatcher. « Nous essayons de nous projeter au-delà des charges de travail qui existent aujourd’hui, pour imaginer où elles en seront dans cinq ans ».

Par la suite, Google prévoit d’envoyer d’autres satellites capables d’effectuer des calculs en orbite. Au total, le projet de Google nécessiterait pas moins de 370 000 tonnes de charge utile à placer en orbite. En effet, près de 1 800 lancements de l’immense vaisseau Starship de SpaceX vont devoir être effectués pour faire baisser les coûts. Pour rappel, le vaisseau vient tout juste d’atteindre l’orbite pour la première fois.

Source : techcrunch