Le Japon veut ramener un morceau de Mars sur Terre, et c’est une première
L’Agence japonaise d’exploration aérospatiale (JAXA) vient de lancer une ambitieuse mission martienne. Celle-ci aura pour but de prélever un échantillon de l’une des lunes de Mars avant de le ramener sur Terre.
Le moins que l’on puisse dire, c’est que sur Mars, les recherches avancent à grands pas. En effet, pas moins de deux rovers arpentent la planète rouge. On retrouve tout d’abord le vénérable Curiosity, qui a découvert une nouvelle preuve de l’existence de la vie sur Mars. On compte également le rover Perseverance de la NASA, qui vient de battre un record de distance parcourue sur un monde étranger.
Mais si le rover Perseverance a pu collecter des échantillons qui pourraient contenir la preuve d’une vie passée, ces derniers resteront sur place. En effet, la NASA a récemment mis un coup d’arrêt à sa mission de retour d’échantillons, baptisée Mars Sample Return. Mais il ne faut pas oublier que l’agence spatiale américaine n’est pas seule sur le coup.
En effet, l’Agence japonaise d’exploration aérospatiale (JAXA) s’intéresse de près à l’une des lunes de notre voisine, Phobos, qui reste largement inexplorée. Dans ce cadre, les scientifiques espèrent non seulement atteindre le système martien, mais également ramener des échantillons de la lune sur Terre.
Deux premières mondiales
Leur étude pourrait nous permettre d’en apprendre davantage sur la planète rouge elle-même. En effet, selon Kiyoshi Kuramoto, planétologue à l’université d’Hokkaido et responsable de l’équipe internationale de scientifiques de la mission, près de 1 % des échantillons collectés pourraient provenir de Mars.
En cas de réussite, la mission Martian Moons eXploration (MMX) devrait établir deux premières mondiales. Tout d’abord, celle-ci sera la première mission à effectuer un aller-retour Terre-Mars. Et, bien sûr, ce sera la première fois qu’une agence réussira à ramener des échantillons provenant du système martien.
Selon Tom Statler, responsable du programme MMX et scientifique du programme à la NASA, cette mission « contribuera à éclairer cette période reculée durant laquelle la Terre et les autres planètes internes ont peut-être acquis une grande partie de leur eau et de leurs composés organiques ».
La mission a décollé hier à bord d’une fusée H3. La sonde devrait atteindre le système martien en août 2027.
Source : gizmodo