Perseverance : le rover martien de la NASA se dote d’un « GPS » boosté à l’IA
Le rover Perseverance de la NASA vient de gagner en autonomie. En effet, l’agence a réussi à mettre au point une sorte de GPS maison, qui permet au robot de connaître sa position sur Mars sans intervention humaine.
Voilà maintenant plus de cinq ans que le rover Perseverance de la NASA arpente la surface de la planète rouge. Et, malgré son âge relativement avancé, le robot bénéficie de plusieurs technologies de pointe, dont l’intelligence artificielle. La NASA a par exemple fait fonctionner le rover en utilisant Claude d’Anthropic, une IA capable de prendre le contrôle de votre ordinateur. L’engin s’est ainsi déplacé de manière quasi autonome sur plusieurs centaines de mètres.
Mais, malgré ces avancées notables, Perseverance est loin d’être totalement autonome. Celui-ci doit en effet régulièrement communiquer avec la Terre, et notamment pour connaître sa position. En effet, Mars ne bénéficie pas d’un réseau de satellites GPS.
Perseverance : « Nous avons donné au rover une nouvelle capacité »
Perseverance doit donc établir sa position non seulement en analysant les photos prises sur place, mais aussi en attendant le retour des équipes de contrôle, situées à plusieurs centaines de milliers de kilomètres de là. « Imaginez que vous soyez seul dans un vaste désert, sans routes ni cartes, et que vous n’ayez droit qu’à un seul appel téléphonique par jour pour demander : “Où suis-je ?” », explique Vandi Verma, roboticienne spatiale au Jet Propulsion Laboratory (JPL). « C’est ce que le rover a dû faire sur Mars pendant cinq ans. »
Et, bonne nouvelle, Perseverance bénéficie désormais d’un « GPS » maison. Baptisé « Mars Global Localization », ce dernier permet au rover de comparer ses images aux cartes orbitales du terrain stockées à bord. Ainsi, un algorithme peut, en quelques minutes, établir la position du rover avec une précision d’environ 25 centimètres.
« Nous avons donné au rover une nouvelle capacité », ajoute Jeremy Nash, ingénieur en robotique au JPL et responsable du projet. « C’est un problème ouvert en recherche robotique depuis des décennies, et c’est extrêmement enthousiasmant de déployer cette solution dans l’espace pour la première fois. »
Mieux encore : cette nouvelle technologie pourra bénéficier à d’autres rovers, ouvrant ainsi la voie à une exploration spatiale toujours plus performante. « Elle pourrait être utilisée par presque tous les autres rovers amenés à parcourir de longues distances rapidement. », estime le scientifique.
Source : space.com