WhatsApp : l’UE met en garde la messagerie de Meta
La célèbre messagerie de Meta, WhatsApp, est dans le viseur de l’Union européenne. Celle-ci est accusée d’avoir enfreint les règles antitrust, en limitant notamment l’accès à des IA tierces.
Le patron de Meta, Mark Zuckerberg, a déjà indiqué son ambition de généraliser l’utilisation de l’IA. Et c’est désormais chose faite. En effet, celle-ci est présente sur l’ensemble des applications de l’entreprise, à savoir Facebook, Instagram, Threads et WhatsApp. Et pourtant, Meta n’est pas exempt de critiques. Un procureur accuse par exemple l’IA de l’entreprise d’être nocive pour les enfants.
De plus, Meta s’est déjà retrouvé dans le viseur de l’Union européenne, et a dû payer une amende de plus d’un milliard d’euros. L’entreprise de Mark Zuckerberg était à l’époque accusée d’atteinte à la vie privée de ses utilisateurs. Mais il s’agit cette fois d’une violation supposée des règles antitrust. En effet, Meta aurait empêché des assistants IA tiers de fonctionner sur WhatsApp.
WhatsApp : un “avantage déloyal” ?
La Commission européenne laisse en effet entendre que Meta aurait enfreint ces règles via une récente mise à jour concernant WhatsApp Business. Cette mise à jour aurait rendu de facto uniquement l’IA de Meta disponible sur la plateforme, au détriment des IA tierces.
« Nous devons protéger une concurrence effective dans ce secteur dynamique, ce qui signifie que nous ne pouvons pas permettre à des entreprises technologiques dominantes d’exploiter illégalement leur position pour s’octroyer un avantage déloyal », a déclaré Teresa Ribera, vice-présidente exécutive chargée d’une transition propre, juste et compétitive.
« Les marchés de l’IA évoluent à un rythme très rapide, nous devons donc agir avec la même célérité. C’est pourquoi nous envisageons d’imposer rapidement des mesures provisoires à Meta, afin de préserver l’accès des concurrents à WhatsApp pendant la durée de l’enquête et d’éviter que la nouvelle politique de Meta ne porte un préjudice irréversible à la concurrence en Europe. »
Meta n’a pas tardé à réagir. « Les faits sont qu’il n’y a aucune raison pour que l’UE intervienne dans l’API WhatsApp Business », a déclaré un porte-parole de Meta. « Il existe de nombreuses options en matière d’IA, et les utilisateurs peuvent y accéder via les boutiques d’applications, les systèmes d’exploitation, les appareils, les sites web et des partenariats industriels. »
Source : engadget