10 000 petits vaisseaux vers Saturne : la NASA finance cette idée complètement folle

La NASA vient d’accorder pas moins de 3,2 millions de dollars, qui financeront une vingtaine de projets spatiaux particulièrement originaux. Parmi ceux-ci, on retrouve notamment l’exploration des grottes lunaires, ou encore une flotte de 10 000 appareils destinée à explorer les anneaux de Saturne.

En plein développement du programme Artemis, qui vise à renvoyer des astronautes sur la Lune, l’agence spatiale américaine fait face à une crise sans précédent. En effet, l’administration Trump a annoncé son intention de réduire le budget de la NASA par deux, ce qui a notamment provoqué la colère de l’ancien administrateur de l’agence. Et pourtant, la NASA continue à investir dans de nombreux projets. L’un d’entre eux, baptisé Skyfall, vise à envoyer des hélicoptères explorer Mars.

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Mais cette fois, l’agence compte aider certains projets privés plus insolites les uns que les autres. L’agence a en effet mis en place le programme NASA Innovative Advanced Concepts (NIAC), qui dispose d’une enveloppe de 3,2 millions de dollars, soit un peu plus de 2,7 millions d’euros. Celui-ci vise à soutenir des avancées technologiques qui pourraient être utilisées par l’agence.

NASA : des projets d’exploration ambitieux

L’un d’entre eux est particulièrement ambitieux. Michael Rubenstein et la Northwestern University proposent en effet d’envoyer pas moins de 10 000 minuscules appareils explorer les anneaux de Saturne. Les engins en question, baptisés « femtosats », pèsent une centaine de grammes à peine.

Le principal avantage d’une telle initiative serait d’éviter d’envoyer une énorme sonde bien trop coûteuse, qui coûterait des sommes folles en cas de défaillance. Au contraire, perdre quelques centaines de femtosats sur plusieurs milliers aurait bien moins de conséquences.

« Réaliser des relevés in situ des anneaux de Saturne avec une seule mission phare, comme Cassini, comporterait un risque de défaillance de la mission inacceptablement élevé en raison des collisions avec les particules », expliquent les chercheurs. « La nature distribuée de la mission proposée permet d’accepter un risque susceptible de détruire de nombreux femtosats de la constellation, rendant possible l’étude in situ des anneaux. »

On retrouve ensuite le projet Lunar Underground eXplorer (LUX), proposé par Gilly Elor, de l’entreprise texane Stone Aerospace. Celui-ci vise à envoyer des robots cartographier les immenses tubes de lave souterrains enfouis sous la Lune, qui pourraient protéger les astronautes des radiations.

Source : space.com