3I/ATLAS : des scientifiques veulent envoyer une sonde pour analyser la comète « extraterrestre »
Le mystérieux objet interstellaire 3I/ATLAS pourrait bientôt nous révéler ses secrets. Des scientifiques veulent en effet envoyer une sonde en 2035, qui sera chargée de se rapprocher du mystérieux bolide spatial.
L’année dernière, la comète 3I/ATLAS a beaucoup fait parler d’elle. Et pour cause : un chercheur de Harvard a estimé qu’il pourrait s’agir d’un objet d’origine extraterrestre. Il est vrai que 3I/ATLAS a tout pour intriguer les scientifiques. Tout d’abord, celle-ci émet de la lumière d’une manière inhabituelle. Ensuite, elle affiche certaines « anomalies ». Face à ce constat, les scientifiques veulent intercepter le mystérieux bolide spatial. En effet, ces derniers estiment qu’une mission est possible.
Il faudra toutefois être patient. En effet, 3I/ATLAS s’éloigne à grande vitesse du Système solaire. Les scientifiques estiment ainsi qu’une mission pourrait être lancée dès 2035, et voyager pendant plusieurs dizaines d’années en direction de la comète. La sonde pourrait ainsi « rattraper » 3I/ATLAS vers 2085 afin de l’analyser de plus près.
3I/ATLAS : un voyage interminable
Il est toutefois important de rappeler qu’un tel voyage représente plus de quatre fois la distance parcourue par la sonde Voyager 1 de la NASA en près de 50 ans. La sonde devra donc, selon les scientifiques, utiliser l’effet Oberth afin de bénéficier de la vitesse nécessaire pour un tel voyage spatial.
La sonde devrait donc effectuer des passages très rapprochés de notre Soleil, ce qui implique de construire un appareil suffisamment résistant à la chaleur. Puis, la sonde devrait encore gagner en vitesse en orbitant autour de Vénus, avant de se lancer à la poursuite de 3I/ATLAS.
Toutefois, il existerait des méthodes bien plus simples. C’est en tout cas ce que laisse entendre Adam Hibberd, créateur du logiciel Optimum Interplanetary Trajectory Software et co-auteur de l’étude, qui explique : « Il existe de meilleures architectures de mission, utilisant une sonde déjà en orbite dans l’espace, qui intercepterait un objet interstellaire autour du périhélie en beaucoup moins de temps, rendant l’effet Oberth inutile ».
Quoi qu’il en soit, il est aussi possible qu’une telle mission ne présente plus beaucoup d’intérêt d’ici 2035. « Il faudra voir », déclare Marshall Eubanks, ancien employé de la NASA et scientifique en chef de Space Initiatives.
« Peut-être qu’après la découverte d’une dizaine d’objets interstellaires, 3I semblera banal et il ne paraîtra plus pertinent d’organiser une expédition pour le poursuivre […] Je suis assez confiant que lorsque nous développerons la capacité d’atteindre ces objets interstellaires, il y aura un fort désir d’en explorer directement au moins certains », conclut le scientifique.
Source : futurism