La NASA met au point un processeur IA spatial ultra-performant Par David Laurent le 26 mai 2026 L’espace est un environnement hostile, nécessitant des technologies de pointe. Dans ce cadre, la NASA est en train de développer un processeur dopé à l’intelligence artificielle particulièrement puissant. Le vide spatial est un environnement d’une dangerosité extrême. On ne vous apprend rien en vous disant qu’il est impossible d’y survivre longtemps sans combinaison spatiale. Heureusement, les astronautes voyagent à bord de capsules et autres vaisseaux spatiaux, qui doivent eux-mêmes être protégés par d’épais boucliers. Mais ces derniers nécessitent des technologies particulièrement avancées, et notamment pour pouvoir fonctionner de manière quasiment autonome. Et c’est là que l’intelligence artificielle entre en scène. Crédits photo : NASA La NASA est en effet en train de mettre au point le High Performance Spaceflight Computing (HPSC), une puce dédiée aux missions spatiales. Il s’agit d’un processeur haute performance qui, selon l’agence, offrirait une puissance de calcul 100 fois supérieure aux systèmes actuels. Mais ce n’est pas tout. NASA : un processeur pas comme les autres En effet, la NASA conçoit un système capable de rester opérationnel dans l’espace profond, loin de toute assistance terrestre. Dans ce cadre, l’appareil doit être particulièrement robuste. L’agence spatiale américaine a donc renforcé sa puce, afin de lui permettre de résister aux radiations. « Nous soumettons ces nouvelles puces à des tests extrêmement poussés, incluant des essais de radiation, de température et de choc, tout en évaluant leurs performances grâce à une campagne de tests fonctionnels rigoureuse », explique Jim Butler. À lire > Cette entreprise aérospatiale veut livrer des colis depuis l’espace « Pour simuler des performances réelles, nous utilisons des scénarios d’atterrissage très fidèles inspirés de véritables missions de la NASA, qui nécessiteraient normalement du matériel extrêmement énergivore afin de traiter d’immenses volumes de données provenant des capteurs d’atterrissage », poursuit le responsable. « C’est une période passionnante pour travailler sur un matériel qui permettra les prochaines grandes avancées de la NASA. » Eugene Schwanbeck estime d’ailleurs que « s’appuyant sur l’héritage des précédents processeurs spatiaux, ce nouveau système multicœur est tolérant aux pannes, flexible et extrêmement performant ». Le responsable affirme même que cette avancée représente « un véritable triomphe technologique et collaboratif ». Source : universetoday La rédaction vous conseille : Mars Sample Return : la NASA met un coup d’arrêt à son programme de retour d’échantillons Sonde Voyager 1 : la NASA prend une triste décision pour sauver son vaisseau spatial NASA : Donald Trump fait machine arrière et nomme un proche d’Elon Musk à la tête de l’agence Article précédent SpaceX : lancement réussi pour la V3 de l’immense vaisseau SpaceX Starship mai 25, 2026 Article suivant La DARPA s’apprête à réparer des satellites en orbite grâce à ce robot spatial géant mai 26, 2026