3I/ATLAS : la mystérieuse comète « extraterrestre » dévoile enfin ses secrets

Quelques mois à peine après son passage dans notre système solaire, la mystérieuse 3I/ATLAS se dévoile. Les scientifiques en savent déjà plus quant à ses origines.

Notre planète est régulièrement la cible d’astéroïdes. D’ailleurs, Cet énorme astéroïde pourrait s’écraser sur Terre en 2032. En revanche, les objets interstellaires visitant notre système sont bien plus rares. Et l’un d’entre eux, baptisé 3I/ATLAS, a régulièrement fait parler de lui. Tout a commencé lorsqu’un astronome d’Harvard a affirmé que le bolide spatial serait d’origine extraterrestre.

Crédits photo : ESA

Et, si cette hypothèse a rapidement été démentie par les scientifiques, cela n’a pas empêché ces derniers de se pencher sur la comète. Ces derniers ont par exemple eu pour projet d’envoyer une sonde pour analyser la comète « extraterrestre ». Et pour cause : celle-ci regorgerait de « carburant nucléaire ». Par ailleurs, le mystérieux bolide interstellaire émet de la lumière.

Mais le mystère le plus important concerne les origines de la comète 3I/ATLAS, venue des profondeurs de l’Univers. Face à ce constat, les astronomes ont utilisé le WHT Enhanced Area Velocity Explorer (WEAVE) pour étudier le mystérieux objet.

3I/ATLAS : l’étude de la comète nous aiderait à mieux comprendre notre propre système solaire

Grâce aux données collectées, les scientifiques ont pu estimer que 3I/ATLAS s’était formée dans des conditions inférieures à -240 °C. En d’autres termes, celle-ci aurait pris forme loin de son propre système stellaire. Et cette caractéristique pourrait nous aider à mieux comprendre notre système solaire.

« Cet objet nous offre une occasion rare d’étudier de la matière qui s’est formée dans un endroit complètement différent de notre propre Système solaire », explique la Dre Léa Ferellec, chercheuse à la School of Engineering, Physics and Mathematics de l’Université de Northumbria.

« Le fait de constater qu’il est si riche en azote nous indique qu’il s’est probablement formé dans des conditions extrêmement froides, loin de son étoile d’origine », poursuit la scientifique. « Chacun de ces objets que nous étudions nous aide à mieux comprendre la formation des planètes autour d’autres étoiles. »

« Les IFU puissants et grand format dotés d’une grande sensibilité dans le spectre optique bleu – comme WEAVE-LIFU sur le WHT – ouvrent de nouvelles perspectives pour l’étude des comètes et d’autres objets du Système solaire », conclut la chercheuse.

Source : universetoday