Souveraineté numérique : la France abandonne Microsoft Teams et Zoom Par David Laurent le 4 février 2026 Le gouvernement français s’éloigne progressivement des géants de la tech. En effet, celui-ci vient d’annoncer l’abandon progressif d’outils tels que Zoom, Microsoft Teams, Webex et GoTo Meeting, au profit de logiciels français. De nos jours, les plus hauts responsables utilisent parfois de simples logiciels, accessibles au grand public. Mais cela n’est pas sans risques. On a par exemple pu voir plusieurs dizaines de milliers de mails piratés, dont certains provenant du gouvernement français. De plus, certains sites et autres applications sont accusés de collaborer avec des gouvernements étrangers. C’est le cas de TikTok et de DeepSeek, qui est accusé de collaboration avec le gouvernement chinois. Dans ce cadre, la France prend les devants en abandonnant plusieurs logiciels particulièrement populaires. Crédit photo : Unsplash La question de la « souveraineté numérique » est régulièrement mise en avant. La commissaire européenne chargée de la souveraineté technologique, Henna Virkkunen, a par exemple déclaré qu’il était « important de ne pas dépendre d’un seul pays ou d’une seule entreprise dans des domaines très critiques de notre économie ou de notre société ». « Nous ne devons jamais devenir dépendants d’un si petit nombre d’acteurs » David Amiel, ministre de la Fonction publique, a par ailleurs déclaré que « nous ne pouvons pas risquer que nos échanges scientifiques, nos données sensibles et nos innovations stratégiques soient exposés à des acteurs non européens », tout en ajoutant que l’objectif est de « mettre fin à l’utilisation de solutions non européennes afin de garantir la sécurité et la confidentialité des communications électroniques publiques en s’appuyant sur un outil puissant et souverain ». « Nous ne devons jamais devenir dépendants d’un si petit nombre d’acteurs au point de ne plus pouvoir agir librement », ajoute la ministre du Numérique Caroline Stage Olsen. « Une trop grande partie de l’infrastructure numérique publique est aujourd’hui liée à un très petit nombre de fournisseurs étrangers. » À lire > X (Twitter) est accusé de revendre vos données aux gouvernements Microsoft n’a pas tardé à réagir, en affirmant notamment que l’entreprise allait continuer à « collaborer étroitement avec le gouvernement français et à respecter l’importance de la sécurité, de la confidentialité et de la confiance numérique pour les institutions publiques », tout en affirmant vouloir se concentrer sur « davantage de choix pour les clients, une protection renforcée des données et des services cloud résilients — en veillant à ce que les données restent en Europe, sous juridiction européenne, avec de solides garanties de sécurité et de confidentialité ». Source : apnews La rédaction vous conseille : OpenAI abandonne son ambition lucrative, Elon Musk aurait-il gagné ? X : la France ouvre une enquête contre le réseau social d’Elon Musk Grok : les deepfakes sexuels du chatbot d’Elon Musk bientôt interdits au Royaume-Uni Article précédent Moltbook : le « réseau social pour agents d’IA » révèle de graves failles de sécurité février 3, 2026