À cause d’un pseudo Skyrim, un homme passe 18 mois en prison pour rien
Un simple pseudo peut visiblement vous envoyer — à tort — en prison. C’est la douloureuse expérience qu’a vécue un joueur, qui s’est inspiré du célèbre RPG Skyrim de Bethesda.
Au premier abord, on pourrait penser que les jeux vidéo sont simplement faits pour s’amuser. Et pourtant, activité vidéoludique rime parfois avec sanctions, voire prison. Un jeune hacker, responsable entre autres de la fuite de dizaines de clips de Grand Theft Auto 6, a par exemple été condamné à la prison à vie. Au Japon, un homme a lui aussi été condamné à de la prison pour avoir simplement revendu des consoles Nintendo Switch modifiées.
De son côté, un leaker a tenté de revendre des copies du « Skyrim dans l’espace » de Bethesda, Starfield. Celui-ci risque une lourde amende. Et il est également ici question de Skyrim. Ou plutôt, du lore du célèbre RPG de Bethesda.
Dans Skyrim, les joueurs peuvent débloquer une série de cris. Le plus célèbre est sans doute le cri permettant d’attaquer rapidement ses ennemis. Celui-ci est composé de trois mots, à savoir « Fus », « Ro » et « Dah ». Une fois ces derniers obtenus, le joueur peut maintenir le bouton dédié pour enchaîner un « Fus Ro Dah », qui projette violemment les ennemis dans les airs.
18 mois de prison pour un pseudo inspiré de Skyrim
Et Brandon Klayme est visiblement un passionné de Skyrim. Celui-ci a choisi pour pseudo fus__ro_dah, avec deux tirets du bas entre « fus » et « ro ». Et ce détail est important, vous allez le voir. En effet, la justice canadienne recherchait un homme accusé de détenir des contenus pédopornographiques. Et ce dernier utilisait le pseudo fus_ro_dah, avec, cette fois, un seul tiret du bas entre « fus » et « ro ».
Mais la justice n’a initialement pas fait la distinction et a arrêté Brandon Klayme. Celui-ci a été condamné en 2023 à 18 mois de prison, suivis de 18 mois de probation. Mais les avocats de l’accusé ont découvert l’erreur, mettant en avant le tiret du bas supplémentaire dans son pseudo. L’homme a depuis été acquitté par la justice.
« Il ne s’agit pas d’une situation où un acquittement est prononcé parce que le ministère public n’a pas réussi à démontrer la culpabilité au-delà de tout doute raisonnable, ou parce qu’une erreur commise pendant le procès a rendu le verdict peu fiable », écrit la cour d’appel. « Dans ces circonstances, M. Klayme est factuellement innocent des infractions qui lui étaient reprochées. Il n’aurait jamais dû être inculpé, encore moins condamné. »
Source : polygon