Après James Webb et Hubble, découvrez le nouveau télescope spatial de la NASA

L’agence spatiale américaine est en train de finaliser la construction du télescope spatial Nancy Grace Roman. Celui-ci sera bientôt lancé à bord d’une fusée SpaceX.

L’orbite terrestre compte plusieurs observatoires. Le plus célèbre d’entre eux est sans doute le vénérable télescope spatial Hubble, dont la vision est gênée par la constellation Starlink de SpaceX. On retrouve également le relativement récent James Webb Space Telescope (JWST), qui a récemment découvert la galaxie la plus lointaine jamais détectée. Mais les deux engins spatiaux vont bientôt devoir accueillir un « confrère » de taille : le Nancy Grace Roman.

Crédit photo : NASA

De prime abord, le Nancy Grace Roman n’impressionne pas particulièrement par sa taille. En effet, celui-ci dispose d’un miroir de 2,4 mètres, une taille similaire à celui qui équipe déjà Hubble, un télescope spatial vieux de près de 35 ans. Mais le nouveau télescope spatial est bien plus moderne, et affiche des performances nettement supérieures à son « ancêtre ».

« Ses capacités de cartographie sont plus de 1 000 fois plus rapides que celles de Hubble et peuvent couvrir 200 fois plus de ciel en une seule image », affirme l’administrateur de la NASA, Jared Isaacman. « Ce qui prendrait 2 000 ans à Hubble pourra être accompli par Roman en un an — les images qu’il produira seront si vastes qu’aucun écran existant ne pourra les afficher. »

Nancy Grace Roman : un télescope spatial de pointe

Mais ces performances élevées sont également synonymes de grandes quantités de données. En effet, le télescope spatial Nancy Grace Roman pourrait être capable de produire pas moins de 500 téraoctets par an. À titre de comparaison, Hubble a collecté « seulement » 400 téraoctets de données en 35 ans de service.

Toutefois, le Nancy Grace Roman ne devrait pas définitivement remplacer Hubble. En effet, les deux télescopes utilisent des méthodes d’observation sensiblement différentes. Hubble est conçu pour observer l’espace en lumière visible et ultraviolette, tandis que le Nancy Grace Roman se focalise sur la lumière visible et le proche infrarouge. De son côté, le JWST se concentre sur l’infrarouge.

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« J’espère vivement, et en réalité je m’attends, à ce que les découvertes scientifiques les plus passionnantes issues de Roman soient celles auxquelles nous ne nous attendions pas, que nous ne pouvions pas prédire, mais qui poseront les nouvelles grandes questions auxquelles répondront les missions futures », s’enthousiasme Julie McEnery, scientifique principale du projet Roman.

Source : space.com