Colonisation de la Lune : des chercheurs proposent de construire une base en utilisant l’impression 3D au laser

Construire une base sur notre satellite naturel ne sera pas chose facile. Dans ce contexte, une équipe de chercheurs propose d’utiliser une méthode de construction peu commune…

Le retour de l’Homme sur la Lune est imminent. En effet, si la NASA vient de repousser l’opération, qui prendra la forme d’une mission baptisée Artemis IV, plusieurs agences veulent établir une base permanente sur la Lune. C’est le cas de la Chine, mais aussi des États-Unis, qui espèrent réussir un jour à mettre en place une petite colonie lunaire. Dans ce cadre, se contenter de matériaux expédiés depuis la Terre serait incroyablement coûteux. Les chercheurs se tournent donc vers l’impression 3D, qui a déjà été utilisée à bord de la Station spatiale internationale (ISS).

Image générée par l’intelligence artificielle

Les chercheurs comptent ainsi utiliser la poussière lunaire, baptisée régolithe, pour construire des abris. Présent en quantité sur la Lune, ce matériau serait utilisable à grande échelle pour fabriquer des bâtiments, des outils et bien d’autres éléments indispensables à l’établissement d’une base lunaire.

Lune : « Les applications potentielles sont extrêmement nombreuses. »

Les scientifiques ont donc tenté de fondre du régolithe simulé (Lunar Highlands Simulant, ou LHS) en utilisant un laser. Une fois fusionné sur une base en acier inoxydable ou en verre, le produit obtenu pourrait être utilisé pour construire une base lunaire.

« En combinant différents matériaux d’alimentation, comme des métaux et des céramiques, nous avons constaté que le matériau final est très sensible à l’environnement », explique Sizhe Xu, chercheur diplômé à l’Ohio State University (OSU). « Des environnements différents entraînent des propriétés différentes, ce qui affecte directement la résistance mécanique et la résistance aux chocs thermiques de certains composants. Les applications potentielles sont extrêmement nombreuses. »

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Toutefois, les chercheurs précisent que les résultats obtenus en laboratoire sont à prendre avec des pincettes. « Certaines conditions spatiales sont très difficiles à reproduire avec un simulant. Cela peut fonctionner en laboratoire, mais dans un environnement pauvre en ressources, il faut tout essayer pour maximiser la flexibilité d’une machine face à différents scénarios », ajoute Sarah Wolff, professeure assistante en ingénierie mécanique et aérospatiale et coautrice de l’étude.

« Si nous parvenons à fabriquer des objets dans l’espace avec très peu de ressources, nous pourrons aussi atteindre une meilleure durabilité sur Terre. C’est pourquoi améliorer la flexibilité de la machine pour différents contextes est un objectif sur lequel nous travaillons intensément », conclut la chercheuse.

Source : universetoday