Coloniser la Lune : les chercheurs viennent de révéler une limite inquiétante
Une véritable colonie lunaire est le rêve de nombreux amateurs de science-fiction. Mais un tel projet s’accompagne de contraintes de taille, selon les chercheurs…
Établir une immense colonie sur notre satellite naturel relève actuellement de la science-fiction. Et pourtant, les projets lunaires s’accumulent. On pense bien évidemment au programme Artemis de la NASA, qui vise à renvoyer des astronautes sur la Lune. À terme, certaines agences espèrent y établir de petites bases permanentes. C’est notamment le cas de la Chine et de la NASA. Dans ce cadre, plusieurs projets sont en cours.
Concernant la construction in situ, des chercheurs proposent de construire une base en utilisant l’impression 3D au laser. Par ailleurs, l’alimentation en énergie pourrait être assurée par une petite centrale nucléaire. Mais la question la plus importante concerne l’autonomie des futurs colons, et notamment en matière d’eau.
En effet, il est impensable d’imaginer des ravitaillements quotidiens depuis la Terre. Dans ce cadre, les colons devront bénéficier d’une autonomie presque totale. Et, bonne nouvelle, la Lune regorgerait d’eau, disponible sous forme de glace.
Une ville sur la Lune : un projet viable ?
Dans un nouvel article, publié dans la revue Space Technologies, les chercheurs se penchent sur le sujet. Ces derniers soulignent tout d’abord que, avant tout projet de grande ampleur, calculer précisément la quantité d’eau disponible est essentiel. En effet, si la NASA a pu cartographier précisément la présence d’eau sur la Lune, plusieurs inconnues persistent.
En attendant, les chercheurs sont partis d’une hypothèse, selon laquelle la Lune posséderait un milliard de tonnes de glace d’eau. Et même là, cela ne suffirait pas à assurer la viabilité d’une vaste colonie. Pour une ville lunaire hypothétique d’un million d’habitants, ces réserves s’épuiseraient en… 2,4 ans.
Toutefois, il ne faut pas oublier les progrès réalisés en matière de recyclage. La Station spatiale internationale (ISS), par exemple, recycle désormais 98 % de son eau. Et si les colons lunaires parviennent à un tel taux de recyclage, une ville d’un million d’habitants pourrait tenir près de 100 ans.
« Pour un investissement aussi important, une durée de vie d’environ un siècle semble insuffisante pour une installation durable et à long terme au-delà de la Terre, comme le défendent certains », expliquent les chercheurs.
Source : universetoday