Europe : l’existence des panaches de vapeur d’eau sur la lune de Jupiter remise en question
Plus de 10 ans plus tôt, les chercheurs affirmaient avoir détecté d’immenses geysers d’eau sur Europe. Toutefois, ces mêmes chercheurs commencent désormais à douter de leurs propres estimations.
Le système solaire comprend d’innombrables lunes, plus intéressantes les unes que les autres. Mais les plus intrigantes d’entre elles sont sans doute les lunes glacées qui orbitent autour des géantes gazeuses Jupiter et Saturne. Parmi celles-ci, on retrouve tout d’abord Encelade, l’une des lunes de Saturne. Sous son épaisse couche de glace se trouverait un immense océan d’eau liquide, qui pourrait héberger la vie. Les scientifiques prévoient d’ailleurs d’en forer la surface pour en avoir le cœur net.
Mais il ne faut pas oublier que Jupiter possède elle aussi une lune glacée du même type. Il s’agit d’Europe, qui posséderait elle aussi un vaste océan souterrain. L’eau liquide étant à la base de l’origine de la vie telle que nous la connaissons, les scientifiques cherchent à en savoir plus.
Europe : Hubble aurait-il commis des erreurs ?
Toutefois, la croûte glacée d’Europe affiche une épaisseur de plusieurs kilomètres. Forer sa surface serait donc d’une extrême complexité. Mais une autre méthode consiste à survoler les panaches de vapeur d’eau qui s’élèveraient à plusieurs centaines de kilomètres de haut depuis la surface d’Europe. Du moins, c’est ce que les scientifiques pensaient jusqu’à maintenant.
En 2014, des chercheurs ont utilisé le vénérable télescope spatial Hubble pour analyser Europe. Ces derniers ont annoncé la présence de panaches d’eau de près de 200 kilomètres de haut sur la lune de Jupiter. Mais il semblerait que ces résultats aient été faussés.
« L’écart avec les résultats précédents provient principalement de différences dans la position supposée du disque d’Europe sur le détecteur », expliquent les chercheurs. « Nous trouvons des éléments soutenant l’existence d’une exosphère d’hydrogène persistante sur Europe, mais aucune preuve de vapeur d’eau localisée. »
« Le fonctionnement de Hubble laissait une certaine incertitude concernant le positionnement par rapport au centre de l’image », ajoute Kurt Retherford, co-auteur de l’étude et chercheur au Southwest Research Institute. « Si la position d’Europe était décalée d’à peine un ou deux pixels, cela pouvait influencer l’interprétation des données. »
Source : gizmodo