IA et cinéma : Steven Spielberg remet l’intelligence artificielle à sa place Par David Laurent le 28 mai 2026 Le réalisateur d’E.T. et de Jurassic Park a tenu à faire le point sur la place de l’IA dans l’industrie du cinéma. Selon lui, l’IA doit rester un outil, et non un créateur. Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’arrivée de l’IA dans le monde du cinéma ne plaît pas à tout le monde. En effet, si le créateur de ChatGPT, OpenAI, est en train de préparer un film d’animation généré par l’IA, la plupart des professionnels ont plutôt tendance à rejeter cette technologie. Tim Burton, par exemple, se dit horrifié par l’IA. De son côté, Guillermo del Toro préférerait tout simplement mourir plutôt que d’utiliser l’IA dans ses films… Crédits photo : Wikimedia De son côté, Steven Spielberg se veut légèrement plus mesuré. En effet, le réalisateur d’Indiana Jones admet que l’intelligence artificielle peut être utile dans certains cas. Celle-ci pourrait, par exemple, faciliter les repérages, une étape de production plutôt fastidieuse. « Si l’IA veut m’aider à trouver des lieux de tournage, c’est très bien », explique-t-il. « Cela nous évite énormément de travail de repérage. » L’intelligence artificielle doit rester un outil, rien de plus En revanche, Steven Spielberg insiste sur le fait que l’IA doit rester un simple outil au service de l’humain, et non prendre sa place quand il s’agit de prendre une décision artistique. « C’est là que je trace la ligne », confie le réalisateur. « Ne me dites pas que je n’ai pas le bon antagoniste dans ce film », explique-t-il. « Ne me dites pas comment écrire les dialogues de ce personnage. Ne me dites pas où la caméra doit être placée. Et ne me dites pas non plus à quoi le décor doit ressembler, sauf si l’IA n’est qu’un outil parmi beaucoup d’autres dans la boîte à outils du chef décorateur. » Steven Spielberg évoque ensuite l’absence d’âme intrinsèque de l’intelligence artificielle, qui reste une machine. Ces propos rappellent une récente déclaration du pape Léon XIV, qui veut « désarmer » l’IA. « Je ne crois pas qu’il existe un substitut, aucun substitut à l’âme », affirme le réalisateur de Minority Report. « Je ne pense pas qu’il s’agisse d’un algorithme. Ce n’est pas quelque chose qui peut être “inventé”, si tant est que ce mot existe. » Source : complex La rédaction vous conseille : Intelligence artificielle : le « parrain de l’IA » prédit un avenir sombre Intelligence artificielle : Arc Raiders fait machine arrière et embauche de vrais acteurs L’intelligence artificielle pourrait bientôt demander ses droits, selon le patron de Microsoft Article précédent Au tribunal, de plus en plus de personnes utiliseraient l’IA pour générer des plaintes mai 27, 2026