La NASA met au point de mystérieuses sondes sphériques pour explorer une lune de Saturne
Titan, la plus grosse lune de Saturne, regorge de mystères. Et les chercheurs de la NASA comptent bien percer ses secrets en y envoyant de petits robots sphériques.
Avec 146 lunes confirmées à ce jour, Saturne est la reine du système solaire en matière de satellites naturels. Et certains d’entre eux sont particulièrement intrigants. On pense tout d’abord à la lune glacée Encelade, qui posséderait un immense océan souterrain. Les scientifiques comptent d’ailleurs explorer ce dernier en forant un trou au laser dans sa croûte. Mais il ne faut pas oublier Titan, qui affiche plusieurs similitudes avec notre planète.
Tout d’abord, Titan possède une épaisse atmosphère, ce qui lui permet d’être protégée de certaines radiations. Ensuite, la lune possède tout un système de lacs et de rivières, composés d’hydrocarbures liquides. Dans ce contexte, la lune de Saturne pourrait abriter d’étranges formes de vie extraterrestres. Et plusieurs projets sont en route pour percer ses mystères.
SPARK : un robot tout droit sorti d’un film de science-fiction
La NASA développe par exemple un drone nucléaire, baptisé Dragonfly. Celui-ci sera chargé de survoler Titan afin d’en explorer la surface. Et pour cause : selon une étude, la mystérieuse lune de Saturne pourrait devenir un avant-poste spatial. Dans ce contexte, explorer les profondeurs de Titan semble essentiel.
Et c’est bien ce que compte faire la NASA, qui est en train de développer un tout nouveau genre de robots, baptisés « aérobots ». De forme sphérique, ces derniers sont capables de voler grâce à un système de propulsion électrohydrodynamique (EHD). Grâce à cet avantage de taille, l’appareil baptisé SPARK serait en mesure d’explorer les grottes de Titan.
À première vue, on pourrait penser qu’une telle technologie relève de la science-fiction. Mais c’est loin d’être le cas.
« Ces prototypes sont constitués de balsa triangulaire, de fil de cuivre émaillé et de feuilles d’aluminium. » explique Daniel Drew, chercheur principal du projet SPARK. « On les connecte à 40 000 volts provenant d’un transformateur flyback récupéré sur un four à micro-ondes, un écran cathodique ou autre, et ils peuvent flotter au-dessus d’une table. Il existe de nombreux exemples de personnes qui en fabriquent sur YouTube. »
Source : space.com