Le plus grand radiotélescope jamais conçu se dévoile, et il est impressionnant
Un immense radiotélescope, de plusieurs dizaines de kilomètres de long, s’apprête à voir le jour aux États-Unis. Ce dernier comprendra plusieurs centaines d’antennes radio réparties sur une vaste superficie.
De nos jours, la mode est plutôt aux télescopes spatiaux. Parmi ceux-ci, on retrouve notamment James Webb, qui a repéré une planète potentiellement habitable. On compte également le vénérable Hubble, dont la vision est gênée par la constellation Starlink de SpaceX. La NASA s’apprête par ailleurs à lancer un tout nouveau télescope spatial, baptisé Nancy Grace Roman. Mais l’orbite terrestre ne peut pas abriter tous les télescopes.
Ainsi, sur le plancher des vaches, de nombreux télescopes et radiotélescopes existent. Ces derniers scrutent le ciel en permanence, parfois à la recherche de signaux extraterrestres. Parmi ceux-ci, on retrouve notamment le Very Large Array, ou encore l’Arecibo Observatory, qui a pris sa retraite en 2020.
Mais ces derniers vont devoir accueillir un « petit » nouveau : le Deep Synoptic Array (DSA). Les 1 650 antennes radio le composant permettraient, selon ses concepteurs, de cartographier le cosmos cent fois plus rapidement qu’auparavant. L’ensemble sera réparti sur une zone de près de 20 km de long, située dans le désert du Nevada, aux États-Unis.
Deep Synoptic Array : un radiotélescope aux dimensions hors normes
Et les scientifiques n’ont pas choisi ce désert au hasard. En effet, ces derniers sont à la recherche de régions parfaitement silencieuses sur le plan radio. Et celles-ci sont extrêmement rares. D’ailleurs, la NASA a déjà évoqué son intention d’installer un radiotélescope sur la face cachée de la Lune. De cette façon, l’appareil pourrait pleinement se concentrer sur l’écoute de l’espace profond.
Outre son nombre record d’antennes radio, le Deep Synoptic Array sera également équipé d’une technologie permettant de produire des images en temps réel, ce qui ferait gagner un temps considérable.
« Sans cette caméra radio, nous devrions stocker 100 exaoctets de données — soit 100 milliards de gigaoctets — pour réaliser notre relevé », explique Gregg Hallinan, professeur d’astronomie à Caltech. « Cela nécessiterait cinq millions de disques durs dans une installation de plusieurs milliards de dollars occupant la superficie de plusieurs terrains de football. »
Source : gizmodo