Mercure pourrait héberger des formes de vie

Bien qu’étant la planète la plus proche de notre soleil, Mercure héberge de nombreux glaciers. Et, selon une nouvelle étude, la vie pourrait s’y développer.

Alors que de nombreux astronomes étudient des exoplanètes lointaines à la recherche de la vie, celle-ci pourrait se trouver bien plus près de nous, au sein du système solaire. Les lunes jupitériennes Europa et Ganymède, recouvertes de glaces, pourraient ainsi héberger des formes de vie. Encelade, l’une des lunes de Saturne, présente des caractéristiques similaires et pourrait abriter des espèces similaires à celles présentes sur Terre.

Crédit photo : NASA/Unsplash

Mais il s’agit cette fois d’une véritable planète, Mercure. Si celle-ci est très proche de notre soleil, elle est également dépourvue d’atmosphère. Les écarts de température y varient ainsi de 430 degrés le jour, pour chuter jusqu’à -180 degrés la nuit. Une nouvelle étude suggère ainsi l’existence de glaciers salés sur Mercure.

Mercure : une découverte cruciale

Mais, plus intéressant encore, les scientifiques du Planetary Science Institute (PSI) pensent que ces glaciers pourraient créer des conditions propices à l’apparition de la vie sur Mercure, à l’instar de certains endroits extrêmement arides sur Terre.

Alexis Rodriguez, auteur principal de cette nouvelle étude, affirme ainsi : “Des composés salins spécifiques à la Terre créent des niches habitables même dans certains des environnements les plus rudes où ils se trouvent, comme le désert aride d’Atacama au Chili […] Cette ligne de pensée nous amène à réfléchir à la possibilité de zones souterraines sur Mercure qui pourraient être plus hospitalières que sa surface hostile“.

L’équipe pense que les glaciers de Mercure abriteraient des cavités souterraines, nommées “fosses de sublimation”. Pour rappel, la sublimation est le processus par lequel un solide se transforme instantanément en gaz en sautant la phase liquide.

Deborah Domingue, membre de l’équipe de recherche, précise ainsi : “Ces creux présentent des profondeurs qui représentent une part importante de l’épaisseur totale du glacier, ce qui indique qu’ils conservent en vrac une composition riche en matières volatiles. Ces creux sont manifestement absents des sols et des parois des cratères environnants.”

Source : space.com.