Un nombre anormalement élevé de météorites a frappé la Terre cette année, les scientifiques s’inquiètent
Le nombre d’observations d’astéroïdes se consumant dans l’atmosphère en 2026 étonne les astronomes. Certains d’entre eux estiment ainsi que ce phénomène « mérite une enquête sérieuse ».
Si la Terre serait à l’abri d’un impact d’astéroïde dangereux pour au moins 1 000 ans, cela n’empêche pas certaines roches cosmiques de s’écraser régulièrement sur notre planète. Heureusement, celles-ci font rarement des victimes, bien que l’une d’entre elles se soit écrasée sur une maison aux États-Unis. En Argentine, on a par ailleurs pu déterrer un astéroïde de 30 tonnes, qui serait tombé sur Terre il y a plusieurs milliers d’années.
Heureusement, les impacts d’astéroïdes sur la planète bleue sont extrêmement rares. En effet, si notre planète est régulièrement bombardée de météorites, la plupart d’entre elles se consument dans l’atmosphère avant d’atteindre le plancher des vaches. Pendant la rentrée atmosphérique, ces bolides spatiaux se consument en émettant une grande quantité de lumière, qui peut aisément être observée depuis le sol.
Météorites : « quelque chose semble avoir changé »
Et ce sont justement ces observations, en augmentation cette année, qui intriguent les astronomes. En effet, en mars 2026, plus de 40 cas auraient été observés. En Europe de l’Ouest, plusieurs milliers de personnes ont pu voir un astéroïde se consumer dans l’atmosphère. Aux États-Unis, on a pu observer un astéroïde de 7 tonnes franchir le mur du son.
Ce phénomène semble inquiéter l’American Meteor Society (AMS). « Après des années d’activité stable, quelque chose semble avoir changé », explique Mike Hankey, chercheur pour l’AMS. « Le signal est cohérent à travers plusieurs indicateurs. »
« Ce qui rend 2026 unique, c’est la combinaison », ajoute le scientifique. « Les années précédentes avec beaucoup de sons, comme 2021 et 2023, présentaient des pourcentages élevés mais un nombre modéré d’événements. En 2026, à la fois le taux et le nombre absolu sont élevés. »
Plus inquiétant encore, une grande majorité de ces météorites (79 %) étaient suffisamment imposantes pour générer un bang supersonique. Cette proportion élevée fait du premier trimestre 2026 une anomalie historique, selon le scientifique.
Source : gizmodo