Un procès vient d’être annulé à cause de l’intelligence artificielle, et c’est une première
Aux États-Unis, les avocats des deux parties ont utilisé l’IA pour leurs dossiers. Face à ce constat, la juge en question a purement et simplement annulé le procès, tout en sanctionnant les intéressés.
En 2026, l’intelligence artificielle est partout, jusque dans les tribunaux. Mais, si celle-ci permet de gagner un temps considérable, l’IA est loin d’être parfaite. On a par exemple pu voir un avocat utiliser Bard, l’ancienne IA de Google, dans un procès. Mais celle-ci a inventé des affaires. Un autre avocat en a fait de même, et ce fut un nouvel échec. On a même pu voir un juge utiliser ChatGPT pour rédiger son verdict.
Mais cette fois, la juge en question ne semble pas particulièrement apprécier l’IA, bien au contraire. Sharion Aycock, juge fédérale du Mississippi, a en effet fait une découverte surprenante. Celle-ci a pu constater que les avocats des deux parties du procès ont utilisé l’intelligence artificielle.
Et, une nouvelle fois, l’IA a été victime d’hallucinations, en générant des références totalement inventées. Face à ce constat, la juge a décidé d’annuler le procès en cours. Mais ce n’est pas tout. En effet, les avocats concernés ont également fait l’objet de lourdes sanctions.
L’intelligence artificielle hallucine une nouvelle fois
Les avocats en question sont tout d’abord interdits de comparution devant le tribunal fédéral du district nord du Mississippi, et ce, pendant deux ans. Ces derniers ont également écopé d’amendes grimpant jusqu’à 3 500 dollars.
« Cette affaire présente une situation inhabituelle : les avocats des deux parties ont adopté des comportements similaires justifiant des sanctions », explique Sharion Aycock. « Ce tribunal est une fois de plus contraint de traiter des documents judiciaires contenant des hallucinations générées par l’IA. » « Aucune des deux parties n’a vérifié les références juridiques produites par l’IA avant de déposer leurs mémoires », conclut la juge.
Les avocats ont ensuite présenté leurs excuses, l’un d’entre eux affirmant même qu’il « ignorait que l’IA pouvait produire des affaires fictives et qu’il ne savait même pas ce qu’était une affaire hallucinée ». Mais la juge a considéré ces explications comme étant « insuffisantes et difficiles à croire ».
Source : futurism