Vénus : la planète brûlante aurait « dévoré » sa lune, selon cette étude

L’enfer brûlant de notre système solaire, Vénus, pourrait avoir un passé méconnu. Des chercheurs estiment que celle-ci aurait bel et bien eu une lune, mais que celle-ci aurait fini par être « avalée » par l’astre.

Si l’enfer devait être comparé à une planète, ce serait très probablement Vénus. Celle-ci, pourtant relativement similaire à la Terre sous certains aspects, est un véritable enfer de lave. En effet, les volcans se déchaînent sur la planète la plus chaude du Système solaire. D’ailleurs, la NASA a pu cartographier des dizaines de milliers de volcans sur Vénus. Et pourtant, rappelons une nouvelle fois que notre planète est étonnamment proche, dans tous les sens du terme, de Vénus.

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Tout d’abord, la planète bleue et Vénus affichent une taille quasi similaire. Par ailleurs, les deux astres se sont formés dans la même partie interne du système solaire. Mais l’effet de serre intense présent sur notre « jumelle maléfique » a provoqué une hausse des températures, qui peuvent atteindre près de 500 degrés Celsius.

Autre différence notable : Vénus est dépourvue de satellite naturel, contrairement à la Terre. Mais selon une nouvelle étude publiée dans The Astrophysical Journal, notre voisine aurait bel et bien eu droit à sa propre lune dans un lointain passé. Toutefois, celle-ci aurait fini par se rapprocher lentement de sa planète, avant de venir la percuter.

La lune de Vénus était-elle condamnée d’avance ?

« Mon étude montre que Vénus n’avait pas besoin d’une catastrophe pour parvenir à l’état que nous observons aujourd’hui. Il s’avère que la gravité de la planète elle-même, combinée à sa vitesse de rotation, a naturellement provoqué l’effondrement de la lune sur elle », explique Stephen Kane, astrophysicien à l’Université de Californie à Riverside.

En effet, Vénus tourne bien plus lentement que la planète bleue. Et cette faible vitesse serait insuffisante pour permettre à une potentielle lune de gagner assez d’énergie pour échapper à l’attraction gravitationnelle.

Alors, est-ce que l’inhabitabilité de Vénus est due à l’absence de Lune ? Probablement pas, selon les chercheurs. « J’ai le sentiment qu’il y a des avantages à avoir une lune, mais qu’elle n’est pas indispensable à l’habitabilité », poursuit le scientifique. « La Lune a indéniablement changé la manière dont la Terre a évolué au fil du temps, mais nous ne savons pas encore pleinement quelle a été l’importance de ce rôle ».