3I/ATLAS : les astronomes recherchent des signes d’activité extraterrestre sur le mystérieux objet spatial

La comète 3I/ATLAS est en train de révéler ses secrets. Une équipe de scientifiques a analysé le bolide spatial à la recherche de signaux d’origine artificielle et donc… extraterrestre.

Lors de son récent passage à proximité de notre planète, la comète 3I/ATLAS a largement fait parler d’elle. Avi Loeb, chercheur à Harvard, a laissé entendre que celle-ci pourrait en réalité être un objet d’origine extraterrestre. Les scientifiques se sont donc rapidement intéressés au mystérieux bolide spatial, qui émet une intrigante lumière. Des chercheurs ont même évoqué leur intention d’envoyer une sonde pour étudier 3I/ATLAS.

Crédits photo : International Gemini Observatory/NOIRLab/NSF/AURA/Shadow the Scientist; J. Miller & M. Rodriguez (Intl Gemini Observatory/NSF NOIRLab), T.A. Rector (University of Alaska Anchorage/NSF NOIRLab), M. Zamani (NSF NOIRLab)

Une équipe de scientifiques du SETI Institute, associée au programme Breakthrough Listen, a récemment publié une nouvelle étude dans The Astronomical Journal. Dans le cadre de cette dernière, les scientifiques ont cherché à savoir si 3I/ATLAS émettait des signaux technologiques, tels que des ondes radio. Leur présence pourrait prouver que 3I/ATLAS est bel et bien d’origine artificielle, et non une simple comète glacée.

3I/ATLAS : mauvaise nouvelle pour les fans des petits hommes verts

Et le moins que l’on puisse dire, c’est que l’équipe a utilisé les grands moyens. En utilisant le radiotélescope Allen Telescope Array, les scientifiques ont comptabilisé pas moins de « 74 millions de signaux à bande étroite détectés en 7,25 heures d’observation ». Mais, après avoir trié ces signaux, en éliminant notamment les interférences radioélectriques (RFI), ce nombre est tombé à « seulement » 211.

Et parmi ces 211 signaux, les scientifiques n’ont identifié aucune trace de technologie extraterrestre. L’ensemble de ces signaux sont ainsi « facilement attribuables à des interférences radioélectriques », selon l’étude. Toutefois, les efforts des chercheurs ne sont pas vains.

« Les résultats obtenus avec 3I/ATLAS montrent à quel point il est réaliste de détecter un signal avec les technologies dont nous disposons aujourd’hui », a déclaré la coautrice de l’étude, Valeria Garcia Lopez. « C’est pourquoi il est important de continuer à rechercher des technosignatures, même sur des objets dont nous ne nous attendons pas forcément à ce qu’ils émettent des signaux. »

« Un jour, nos propres sondes Voyager deviendront des artefacts extraterrestres dans d’autres systèmes stellaires », ajoute Sofia Sheikh. « Dans cette perspective, il est important de comprendre la distribution naturelle des objets interstellaires afin de pouvoir identifier les anomalies qui pourraient un jour constituer des signes d’un objet interstellaire artificiel. » 

Source : futurism