Google va envoyer une IA dans l’espace, et ce n’est que le début Par David Laurent le 25 septembre 2026 Le géant du numérique s’apprête à lancer un satellite prototype en orbite. Celui-ci aura pour but de tester la viabilité du Project Suncatcher de Google, un vaste réseau de centres d’entraînement d’IA dans l’espace. Cette année, l’intelligence artificielle a beaucoup fait parler d’elle, et pas forcément en bien. En effet, son explosion a provoqué la fameuse crise de la RAM, ou « RAMageddon ». Et pour cause : l’IA s’entraîne via d’immenses centres de données (data centers), qui ont besoin d’énormément de composants informatiques pour fonctionner. Cette hausse de la demande a provoqué une pénurie de composants, provoquant des augmentations de prix en cascade. Mais ce n’est pas tout. Crédits photo : Google En effet, ces centres d’entraînement ont également besoin d’une grande quantité d’énergie. D’ailleurs, l’IA pourrait bientôt consommer autant d’électricité qu’une ville entière. Face à ce constat, Microsoft a décidé d’utiliser une centrale nucléaire pour alimenter ses data centers, tout comme Google. Mais d’autres solutions sont sur la table. La plus célèbre d’entre elles est l’envoi de centres d’entraînement en orbite. De fait, ces derniers bénéficieraient de la lumière du soleil de manière quasi permanente, ce qui leur permettrait d’être alimentés via des panneaux solaires. Projet Suncatcher : l’initiative de Google prend son envol Et plusieurs entreprises sont sur le coup. Parmi celles-ci, on retrouve notamment SpaceX, qui veut entraîner l’IA dans l’espace avec des puces Nvidia via le projet Starmind. Mais c’est sans compter sur Google, qui espère en faire de même via son projet SunCatcher. Et il semblerait que la firme de Mountain View soit en tête. En effet, Google lancera dès la semaine prochaine un satellite prototype. Celui-ci aura pour objectif d’exposer les Tensor Processing Units (TPU) de l’entreprise aux conditions extrêmes du vide spatial. « Ce premier lancement vise à déterminer ce qui fonctionne, à identifier les points de défaillance et à appliquer ces enseignements aux futures missions », explique Google. « Nous travaillons sur plusieurs approches différentes, notamment une combinaison de caloducs et de radiateurs pour refroidir les puces », précise le géant du numérique. « Jusqu’à présent, notre équipe a testé cette technologie dans une chambre à vide thermique qui simule à la fois l’environnement thermique et celui du vide spatial. Nous verrons comment notre nouveau système de refroidissement des TPU fonctionne dans l’espace et nous affinerons nos conceptions à mesure que nous en apprendrons davantage. » Source : gizmodo La rédaction vous conseille : Project Suncatcher : Google veut entraîner son IA dans l’espace Nvidia veut limiter la consommation d’eau de ses centres d’entraînement d’IA, et c’est une excellente nouvelle Centres de données en orbite : des scientifiques évoquent des risques « catastrophiques » pour la planète Article précédent Donald Trump vient de rebaptiser l’intelligence artificielle, voici le nom que le président américain a choisi septembre 23, 2026