Cette lune de Saturne pourrait bien abriter la vie, une expérience le confirme

L’une des nombreuses lunes de Saturne, Encelade, pourrait bien héberger la vie. C’est en tout cas ce qu’a pu prouver une équipe de chercheurs, qui a reproduit l’astre glacé en laboratoire.

Jusqu’à preuve du contraire, la Terre est la seule planète du Système solaire à héberger la vie. On pense tout d’abord à Mars, sur laquelle le rover Perseverance a découvert de nouveaux signes possibles de vie. Mais il ne faut pas oublier que la vie peut également se développer sous la surface. Et plusieurs astres sont dans la course. On pense ici à Europe, l’une des lunes de Jupiter, qui hébergerait un vaste océan d’eau liquide sous sa croûte de glace.

Crédits photo : NASA

Mais c’est sans compter sur Encelade, en orbite autour de la géante gazeuse Saturne. Tout comme son équivalent jovien, celle-ci dispose d’une épaisse couche d’eau gelée. Mais, enfoui à plusieurs kilomètres de profondeur, on y retrouverait également un immense océan. Et, bonne nouvelle, les preuves de vie sur la lune de Saturne s’accumulent.

Et pour cause : Encelade « recrache » des éléments via d’immenses geysers. En survolant ces derniers, la sonde spatiale Cassini de la NASA a détecté des traces de sels et autres composés organiques, des éléments essentiels à l’apparition de la vie telle que nous la connaissons.

Encelade : une « excellente nouvelle dans la recherche de la vie »

Pour en avoir le cœur net, les chercheurs ont donc tenté de recréer les conditions régnant sous la surface d’Encelade en laboratoire. Ces derniers ont mélangé de l’eau avec des sels, des carbonates et de la poudre de roche. Puis, les scientifiques ont introduit une espèce microscopique, baptisée Methanothermococcus okinawensis.

Et celle-ci n’a pas été choisie au hasard. En effet, cette minuscule forme de vie a été découverte dans les grands fonds de l’océan terrestre, près des sources hydrothermales. Ce genre d’environnement est totalement dépourvu de lumière, tout comme le vaste océan souterrain d’Encelade.

Et, bonne nouvelle, le microorganisme a survécu. Mieux encore : celui-ci a réussi à se développer dans cet environnement extrême. « C’était vraiment une surprise pour nous », explique Nozair Khawaja, planétologue à l’Université libre de Berlin et contributeur de l’étude. « C’était une expérience dont nous n’attendions pas une issue aussi positive. » Celui-ci affirme par ailleurs qu’il s’agit d’une « excellente nouvelle dans la recherche de la vie ».

Source : Gizmodo