Crise de la RAM : une plainte historique accuse les fabricants de faire grimper volontairement les prix Par David Laurent le 30 juin 2026 L’actuelle crise de la RAM, en grande partie provoquée par l’IA, entraîne de fortes augmentations des prix. Mais selon une nouvelle plainte, certains fabricants se seraient entendus pour gonfler artificiellement les prix. Les centres d’entraînement d’IA, toujours plus nombreux, ont besoin d’énormément de composants. Et parmi ceux-ci, on retrouve notamment la RAM, achetée en masse par les entreprises d’IA. Par conséquent, la demande dépasse largement l’offre, ce qui provoque une explosion des prix. En effet, si Nvidia commence à proposer des solutions, de nombreux fabricants augmentent leurs prix. On pense par exemple à Xbox, qui a récemment procédé à une nouvelle augmentation des prix de sa console. C’est également le cas d’Apple, qui en a fait de même plus tôt ce mois-ci. Crédits photo : Unsplash Et pourtant, il se pourrait que cette crise de la RAM, aussi baptisée « RAMpocalypse », soit partiellement artificielle. C’est en substance ce qu’affirme une nouvelle plainte, déposée contre les principaux fabricants de RAM. Parmi les accusés, on retrouve notamment SK Hynix, Micron, mais aussi Samsung, qui a pourtant annoncé une pénurie de RAM et une hausse des prix à cause de l’IA. Selon la plainte, ces trois entreprises se seraient entendues pour contrôler les prix et l’approvisionnement de la mémoire DDR3 et DDR4, tout en provoquant une hausse artificielle des coûts. Une crise de la RAM provoquée par des « pratiques illégales et anticoncurrentielles » ? Samsung, SK Hynix et Micron auraient ainsi « coordonné l’approvisionnement et les prix de la DRAM, en adoptant un comportement qui n’a aucun sens économique en l’absence d’une entente et qui a entraîné une augmentation d’environ 700 % du prix de la DRAM conventionnelle (également appelée DRAM grand public) sur une période de quatre ans ». Dans ce contexte, les plaignants demandent aux autorités de « remédier aux effets persistants des pratiques illégales et anticoncurrentielles des défendeurs, notamment en les obligeant à mettre fin à toute restriction coordonnée de l’approvisionnement et à rétablir des conditions de concurrence normales sur le marché de la DRAM conventionnelle ». Pour rappel, ces trois mêmes entreprises ont déjà été condamnées pour des raisons similaires. Au début des années 2000, Samsung avait d’ailleurs plaidé coupable. L’entreprise a écopé d’une amende de 300 millions de dollars. Source : polygon La rédaction vous conseille : Crise de la RAM : Nvidia commence à proposer des solutions Instagram est accusé d’être volontairement addictif pour les enfants, Mark Zuckerberg répond à la barre Jeux vidéo : la pénurie de RAM est-elle en train de bouleverser l’industrie ? Article précédent Images générées par l’IA : des chercheurs auraient trouvé un excellent moyen de les détecter juin 30, 2026