Les tempêtes solaires perturbaient déjà les trains… il y a près de 180 ans
Les tempêtes solaires provoquaient déjà des dégâts au XIXᵉ siècle. C’est ce que montre une étude, qui affirme avoir découvert les raisons du retard d’un train en… 1848.
Notre planète est constamment « bombardée » par son étoile. Notre Soleil émet en effet des particules et autres rayonnements qui, fort heureusement, sont en grande partie bloqués par notre atmosphère et le champ magnétique de la Terre. Mais parfois, de violentes éruptions solaires viennent impacter la planète bleue. Et les conséquences peuvent être particulièrement importantes.
Quelques années plus tôt, une tempête solaire a condamné 40 satellites de la constellation Starlink de SpaceX. Plus récemment, une violente éruption solaire aurait pu compromettre le lancement de la mission lunaire Artemis 2 de la NASA. Bonne nouvelle toutefois, celle-ci s’est parfaitement bien déroulée.
Mais pas besoin de fusée, satellite ou autre engin spatial pour subir les conséquences des éruptions solaires. C’est en tout cas ce que montre une nouvelle étude, à l’occasion de laquelle les chercheurs se sont focalisés sur un incident bien précis. Il s’agit d’un retard de train ayant eu lieu au Royaume-Uni en 1848.
Un incident historique
Au départ d’Exeter, le train en question a accusé un retard d’environ 16 minutes. Mais il n’est pas ici question d’une panne de locomotive, d’un animal sur les rails ou d’une grève des cheminots. En effet, une éruption solaire aurait généré des courants électriques parasites dans les lignes télégraphiques. Par conséquent, les agents n’ont pas pu déterminer si la voie était libre ou non, causant un retard.
« Le retard du train d’Exeter est une histoire fascinante, car il se situe précisément au moment où les nouvelles technologies ont commencé à se confronter aux réalités de l’environnement spatial », explique Jim Wild, professeur de physique spatiale à l’université de Lancaster et président de la Royal Astronomical Society.
« Même si cela signifie qu’il ne s’agit pas de l’impact de la météo spatiale le plus ancien jamais enregistré, cela reste l’un des premiers exemples clairement établis d’une activité solaire perturbant des infrastructures essentielles », ajoute le chercheur. « Cela démontre également l’intérêt de combiner les archives scientifiques avec les articles de journaux contemporains et les documents d’archives lorsqu’il s’agit de reconstituer des événements historiques liés à la météo spatiale. »
Source : space.com